ETATS D’ÂME ET PARADIS…jfc

 

AVANT-PROPOS:

Je puis vous assurer que lorsque ces faits me sont arrivés, c’était assez glauque. Ces fragments de vie.

Et puis ayant souvent entendu dire / Il faut prendre du recul / Le temps cicatrisera / Il faut laisser le temps au temps ! Ces récits en sont le témoignage des bizarreries, des futilités, des drôleries de la vie, ma vie. Evidemment il y a aussi toutes ces questions sans réponses. Ces questions théologiques, philosophiques, terre à terre, du devenir, l’avenir social, politiques, sentimentales et tant d’autres que l’on ne se pose même plus ! Parce que nous avons envie d’avancer.

J’ai essayé ici d’apporter mes propres réponses, presque pour moi-même. Sans prétention, voire même avec bienveillance, ce qu’on pourrait appeler une tolérance vers soi-même. Ce fut une « thérapie », pour mon esprit malade. Merci la Vie.

 

LES ETATS D’AME.

CHAPITRE PREMIERINTRODUCTION :

Paroles :

« La lame de ma « langue poignard » est acérée à souhait et les coups portés font toujours froid dans le dos ! »

Comment, seulement te regarder dans les yeux, sans jamais t’avoir touché, ni même effleurée ?

Et c’est là, dans le bas du ventre, juste quelques centimètres au-dessus du pubis, qu’une espèce de courant électrique traverse cette zone et file vers le cœur.

Le cœur se resserre. Pincement. Une pluie sous un orage s’annonce, les gouttes lacrymales font leurs apparitions.

Je dédie ce premier bébé de petite littérature à toutes les femmes de ma vie et surtout à Sélénah ma mère.

Le déclic se produisit durant un séjour, plutôt une saison estivale, en cette belle ville de Nice, la Côte d’Azur…

 

A Nice, chacun fait sa salade, alors il va falloir en composer une !

Tu parles d’une salade, rien n’a fonctionné aujourd’hui, je n’ai rencontré que des portes fermées. J’ai faim, alors je suis rentré, me suis douché et je me suis couché.

Car pas un euros, pas «  zeureux », pas de Zorro à l’horizon, rien dans le frigo !

 

« Le thé répandu s’en va avec les feuilles et chaque jour meurt ; un coucher de soleil ». Faulkner.

 

 

 

1.LES FLEURS SONT PERISSABLES !« La pensée ; n’est-ce pas cette petite fleur que l’on cueille où que l’on soit ! » il y a celles qui poussent dans les jardins, les parterres, les espaces boisés, en montagne. Odorantes, irisées de couleurs chatoyantes, sans odeurs, carnivores, fragiles, toxiques, toujours attirantes… Et il y a la passante que l’on cueille du regard, et qui vous laisse un souvenir olfactive par son Chanel qu’elle laisse flotter dans son sillage, il a celle qu’on aime pour un jour, celle pour toujours, il y a celle qu’on aime écouter, pleurer, rire, ou simplement sourire. La coquine, la taquine, l’espiègle, la chiante, la jalouse, la pulpeuse, l’allumeuse…

La rue est en ce jour, est un jardin botanique exotique, floral, sous le soleil de juin. Partout où se pose mon regard, je vois ces fleurs, ces femmes fleurs. C’en est presque étourdissant. C’est l’été à Nice.

« O pensées qui ne doivent leurs vies qu’à l’eau absorbée par ses racines et le reste de son corps est livré au soleil. »

Valse de robes fleuries, et jupons aux vents. Alors séchons-en quelques unes de ces fleurs, sur les pages de ma mémoire, et éternisons-les à l’encre noire dans ce carnet aux feuilles blanches… Blanche est la lumière, noir est mon cœur…

En attendant, j’écume mes jours, tel un Quasimodo voué à tous les saints seins, bâtissant ma cathédrale sur la courbe des passantes où la nef me semblerait-t-il est un temple d’amour.



2.SCÈNE 1. ACTE PREMIER /3.HYMNE DU CUL-TERREUX

Je m’installe sur une terrasse de café, assez chic je dois dire, avenue Masséna, pour mieux observer cette avenue qui grouille par cette douce matinée. -Pour mieux « mater » comme dirait l’autre ! Je me commande un verre, et le regard dans les vagues de ma nostalgie je m’imprègne de cette âme niçoise. A la première gorgée, je laisse divaguer mon esprit, qui divaguait depuis un certain temps, lorsque je croise un regard interrogateur de celle qui est matée, pour ainsi dire déshabillée, alors que j’étais loin de l’avoir vue. Son regard me dit :-Qu’as-tu à me déshabiller des yeux ? Et elle continue son trottoir. Je me surpris à esquisser un petit sourire, puis mon esprit formula une réponse pour moi-même :-« Excusez-moi mademoiselle, je vous serai gré de bien vouloir me pardonner, j’admirai une fleur que je n’avais encore vu dans le jardin de l’univers ! ». Un peu ronflant pour l’époque ! Ou alors :- Acte 2. Scène 2 : « -Je suis ton gladiateur du sexe, dans l’arène de ta vie ! -Prétentieux et macho ! Scène 3. Acte 3 :- Allo cœur brisé cherche implant. –Très annonce minitel rose ! C’est ainsi en griffonnant ces quelques phrases pensées que va naître mes états d’âme et paradis.

 

3.HYMNE DU CUL-TERREUX

Si le passé prend parfois une majuscule, le présent lui, me paraît minuscule à chaque instant qui passe. Serais-tu partie avec mon présent ? -Très certainement, car je n’y vois que du vide, et ces mots vagabondent, surfant sur mon vague à l’âme.

Espoir où t’en vas-tu ? Toi aussi te voilà errant dans le firmament chaotique, nébuleux du néant qui assèche mon cœur et mon âme. Diantre ! Ce jardin secret, connu que de nous, se fane. Or je songe à ces années d’amour, de patience que nous avons puisée, puis épuisé pour le cultiver et qu’aujourd’hui j’arrose de larmes. Paraît-il qu’à trop chialer, on peut faire pousser des fleurs en cristal, qui se brise, effleurée par la simple pensée ! Qu’en ai-je à faire ? La Terre ne regorge-t-elle pas d’orchidées rares et palpables. Ces milliers de roses à glaner !

L’encre qui coule, c’est l’ancre qui me relie dorénavant à toi, moi le S.C.F. (sans cœur fixe). Papillon resté dans sa chrysalide, qui dans son repli cherche sa destinée. Une terre cultivable. En haut d’un roc se dressant telle une fortification, unis tous deux ne faisant plus qu’un, nos alluvions d’amour, formeront une couche sédimentaire fertile. Où toutes bête-à-z’ailes viendront nidifier, et leurs descendances y pendront leur envol.

C’est drôle, pour un peu, j’ai l’impression d’y voir Io broutant sous le regard impassible et tendre d’Isis… -Ivresse livresque, mais ça fait du bien !



4.LE GRAND SILENCE !/5.LE RENDEZ-VOUS, AUX OBJETS TROUVES.

« Je vais me fondre dans le silence tout plein de mots qui jamais, sans doute ne trouveront d’autre écho que mon regard trop clair dans l’eau des bassins ». Eve de Castro.

Amour fuyant au gré des désirs,

Consumé de ses feux, d’amour et de plaisirs,

Envies naissantes sous tes caresses,

Toutes ces choses rares, ces liesses…

La vie au passé composé, de tes mains,

Avec elle les bons moments,

Ont pris leur envol avec le temps ;

Ces trésors, ces présents,

Je ne sais, si encor tu les ressens ?

Or, c’était il y a longtemps

Où tu avais vingt ans Sélénah…

Maintenant c’est le grand silence, des impressions, des réflexions, des flashes, de mon monde intérieur, où l’architecture libérateur ; sont des mots. Un silence parlé à soi-même. De toute façon, à qui vais-je pouvoir raconter à vive voix ce qui se trame dans l’instant, dans ma petite tête sans passer pour un marginal ou un fou. Rare sont ceux qui comprennent le besoin que je ressens parfois de dérive sociale ou verbale ou imaginaire tout en restant dans une « normalité ».Ce jour là, ma dérive se voulut sociale, ma solitude m’étouffait. Je suis sorti donc pour aller à la rencontre de mes congénères humanoïdes. Car tels des robots ils me croisèrent sans même un regard. C’est la solitude des grandes villes. A force de déambuler d’une rue à l’avenue, puis d’une ruelle débouchant sur une place, un boulevard, un porche, des pavés, du bitume, je me suis assis, las à la terrasse d’un troquet pour me désaltérer au courant d’une onde humaine, qui sitôt assis me demanda :-Qu’est-ce que vous prenez ? Je fus abasourdi qu’elle me parla et sortant de ma torpeur je lui commandai un demi pression. -Professionnellement humaine cette jeune femme ! Ayant fini de me servir elle alla s’asseoir et se trouva dans mon champ de vision, de profil. Alors idiotement, je me mis à la dévisager, à lire dans ses pensées ; enfin du moins essayer !

J’avais l’impression qu’il y avait de l’inquiétude dans ce visage, ce qui me permit de m’enquérir à son sujet et d’engager une conversation. Ce qui me surprit c’est qu’elle aussi recherchait un humain, un échange autre que mercantile et laborieux. Et peu à peu au fil de la conversation, je me suis aperçu qu’elle avait retrouvé des couleurs, que son visage était moins terne, plus détendu. J’ai découvert même un doux sourire, avec un peu de nostalgie et un beau brin de charme.

Grâce et confortation de cette constatation, je compris que la solitude n’est bonne que lorsqu’elle est cultivée, non subit…Au fil des jours j’y suis allé déverser ma solitude cultivée, chez Sandy et mes « fanaisons » partaient en fumée comme un papillon prit dans un rayon de soleil virevoltant. Ce n’est pas ce que l’on appelle un état amoureux ?-Pas tout à fait, mais j’en prenais le chemin…

5.LE RENDEZ-VOUS, AUX OBJETS TROUVES. Un paradoxe s’est encore glissé dans le dessein des hommes. A l’orée de l’ère de la communication interplanétaire, ils se confinent de plus en plus sur eux même. L’éclatement des cellules familiales, le nomadisme professionnel, les moyens rapides de se déplacer constituent l’isolement paradoxal des êtres, sans compter les personnes âgées qui voient les enfants partir au loin, demeurant isolées et n’ayant pas toute la santé. La prise de conscience comme à l’accoutumée arrive un peu tard. Instinctivement nous nous sommes déculpabilisés en désignant fautive la société, les difficultés diverses de la vie actuelle. Certes. Mettre ses vieux parents dans un centre de repos est un fait louable, mais ne plus trouver le temps d’aller les voir, est un choix pas toujours défendable ! Nous nous perdons dans les méandres de la superficialité en réduisant notre champ visionnaire et pseudo philosophique à l’individualisme. Voilà comment l’idée du karma se transforme en égoïsme occidental. Engendrant et menant ainsi à l’indifférence généralisée. Ensuite nous prônons la globalisation, la mondialisation, et le respect de la différence.

En voulant valoriser l’individualisme, nous nous isolons des autres. Alors que je suis persuadé que l’Homme n’est point un animal solitaire, mais plutôt un loup fidèle à sa meute. Or politiquement le piège est posé, « diviser pour mieux régner », n’ayant plus de directives communes, en électron libre, division « choisie », nous nous censurons avec tolérance zéro, nous critiquons, nous nous rabaissons pour prouver notre raison d’être, exister ! Sans le savoir le doute s’immisce en nous, et dans tous les domaines de notre vie, en commençant par la sentimentalité et la professionnalité, qui sont le ciment de notre vie sociale. –« Il se recroqueville et traverse l’autoroute de sa vie en escargot suicidaire un jour d’averse ! Fossilisé dans sa coquille devenant hermaphrodite, homosexuel, ou bis. » Je respecte leur choix, mais c’est bien la preuve organisée, des dérives de l’individualisme, promût par la liberté individuelle et l’acceptation de la différence. La vie, nous a démontré, que tout progrès n’est pas forcément bon, surtout en ce qui concerne la sexualité nous n’avons rien inventé depuis cinq mille ans.

Je vois déjà que je vais être classé chez les conservateurs ou je ne sais quelle étiquette. Notre société aime les étiquettes, faute de nous tatouer à la naissance. Il y aurait à en dire bien davantage, alors mettre un petit frein, pour faire le point, pour ne pas un jour se retrouver « aux objets trouvés »… Dans une petite boîte d’un casier, d’une crypte mortuaire où un arrière petit-fils nous retrouve !



6.VIRTUELLE NANA…/7.VIRTUEL MANGA…

Où te trouves-tu, Toi qui hante mes pensées

Comme ils sont doux ces moments quand je nous imagine.

J’en ris. J’en Rêve. J’en pleure. Je te love.

Que tu sembles parfaite, imaginable femme,

Tendre, caressante, maternelle, douce, toutes à la fois…

Jalouse, piquante, exaspérante même parfois ;

Je n’ai qu’à t’imaginer et tu m’es contée…

 

7.VIRTUEL MANGA…

La magie des jours heureux s’estompèrent avec le temps des cerises, puis vînt la nostalgie avec le premier souffle du frima.

Adieu Cerise, demeureront pour les prochains mois vent froid, gelée ou neige certains matins, l’isolement, le solo mania sous un climat de chauffage central. Ils seront le menu en cette fin d’année .Alors cette année, je quitte Lara Croft, pour une Cerise virtuelle. Double clicks. Brune, click/ cheveux longs, click. Le nez, choix, click. La bouche choix, click. Les yeux maintenant, click, verts en amandes, click. La peau mate, click. Les frusques, double clicks, tailleur cuire rouge, avec des dessous en dentelles noires, c’est bien non ? Click. La taille tiens, la taille, click, trois mètres, non je déconne ! Un soixante cinq, click. Visualisation, double click. Sublime ! Et…

Je suis allé me coucher, et c’est toi Cerise qui est là, virtuelle, je sens ton parfum, j’entends ton rire dans mes oreilles, mes mains se souviennent de la rondeur de tes seins, mes lèvres se souviennent du goût de tes lèvres, je sens même le battement de ton cœur. Certes aussi virtuelle que Lara Croft, mais toi, tu es bien vivante ma petite Cerise cueillie cet été ! A la rigueur Angélina te me fera oublier, mais pas Lara.

Conséquemment de l’imperfection du virtuelle, je salue la virtuosité de l’esprit… Les hirondelles, pour sûr, reviendront au printemps ! – Une fleur de mon jardin s’envole avec les vents d’automne. Ses pétales qui jaillissaient jadis dans mon cœur corolle, habillant mon âme, se disloquent tel une rose des vents projetée contre un mur de granit, dans toutes les directions. C’est aussi une Pâquerette lors d’une fête foraine en Alsace que j’aie cueillie et qui s’envola après une danse et deux baisers.

Quand j’y pense, tu fus «  foraine », ma première fleur, en mon cœur. Il est dit ; que certains courts instants sont éternels. Tu restas longtemps gravée dans ma mémoire. Etait-il écrit que j’ai des affinités avec les « Choses » de la Nature ? (Une) Cerise, (une) Pâquerette ; un fruit, une fleur, en ajoutant du Lilas, une Pêche, une Marguerite, une Clémentine, une Jacinthe, une Amandine, la corne d’abondance sera complète dans ce tableau « d’amoures mortes ».



8.MAT, SANS JOUER !/9.FÊTE A TROIS.

Sur l’échiquier de la vie, je ne suis qu’un pion fou. La raison du plus malade étant de mise, et est la meilleure. Original. Marginal. Immature. Tout ça je prends, pourvu que ce ne soit pas ; monsieur-tout-le-monde. Hormis que je suis un pauvre hère ratatinée, en plein déclin avec l’horloge biologique, je garde encore une certaine lucidité. Par ailleurs, je pense que je mets le doigt sur certains évènements qui n’arrivent qu’à moi. – Rien d’un héros, frôlant même le zéro et hétéro-clitos, certes engourdi, je fais une partie d’échec où je ne suis pas le roi. Le fou veut « se taper » la reine, celle qui se déplace comme elle veut, en diagonale, verticale, le plus souvent à l’horizontale devant son roi. Fière, impudique ! Elle passe tortillant du popotin. La bagatelle vaut la chandelle, ma tour se dresse pudiquement. Mat, je mate, elle passe, ce n’est pas gagné ! Je l’aborde, cavalier, je lui demande de faire quelques cases avec elle. Je me voyais déjà le roi dans le satin, lorsqu’elle me regarda comme si j’étais un morpion, un pion mort non protégé. Ni une, ni deux, elle me mit échec et mat avec des mots qu’elle avait appris d’un certain berger. Petit roc, je suis resté comme un con. Ma tour s’est effondrée devant cette reine hautaine. Mat sans jouer ! Alors la visionneuse se mit en route pour me la jouer « grand roc », inébranlable. La vie reprit son cours sur l’échiquier de ma vie…Un cri rahanonique étouffé traversa mon corps : O l’amour, c’est bon, c’est chaud, c’est doux, c’est exaltant, haletant, exultant, si passionnant, excitant et parfois tuant… Paraît-il, disent certaines cultures, un présent divin. J’attendrai que les dieux se penchent sur mon caleçon ! En attendant, le film de la parodie-solo se déroule, se rembobine comme un mauvais film, en une atmosphère indéliable à couper au couteau, où se cultive la poisse. Il faut revoir le scénario, le panorama, les balayages, et les gros plans. Trop de gros-Plant obscurcit la scène, jouer aux échecs ça soûle, j’aurais dû me faire une dame ! Merci à mon père pour son initiation aux échecs même si nous n’avons pas assez travaillé le « coup du berger ».

 

9.FÊTE A TROIS.Il y a des soirs, où il faut assécher la « Terre », de mes Larmes…

Sexe, alcool, and rock’n roll. Un peu à la «Bukowski», à l’Hemingway ; j’appelle ces moments, saoul d’insatisfactions.Les soirs de java avec mon pote Pinard et celle qui est devenue avec le temps ma maîtresse, ma moitié, au doux prénom de Solitude.

Je vais d’abord vous parler d’elle ! Il est possible que ; un moment ou à un autre, elle sera aussi votre maîtresse, ou votre amante. Ce que je ne souhaite à personne ! Non pas par refus de polygamie, mais par une jalousie purement égoïste. Que voulez-vous, je fais partie des gens bons jambon. De même je ne le souhaite à personne, la rencontre de l’autre dame, la « Grande Faux », imprévisible, or celle là, bon gré moi, on ne peut pas reculer face à elle, ou rarement, et elle reste inéluctable…Maîtresse éternelle des monothéistes…

Solitude, elle ne t’emporte que si tu y décides en règle générale, car tu rejettes sa compagnie et là, bonne citoyenne, elle appelle la « Faucheuse » et elle compose le numéro 3615 Dieu pardonne-moi ! Moi, je la choisis comme une maîtresse, et comme toutes les maîtresses, elle est une passagère de ma vie, et celle-ci de vie (car on meurt toujours seul). Sans tabous. Je peux tout nous raconter. -D’ailleurs c’est ce que je suis entrain de vous conter, ce n’est point un secret. -Je lui conte « fleurette », mes sentiments, mes ressentiments de passages. Où encore mes aventures avec mes « passagères du vent », voilà, je ne vais pas tout vous déballer (Gain- Gain, Gainsbourg). Il faut du moins en garder des secrets, comme le petit garçon sur les bancs de l’école primaire ! Solitude est une confidente à l’écoute à chaque instant, n’importe où, elle est là ! -Que parfois ça devient oppressant. Mais autrement, Amante absolue, je peux lui faire l’amour au beau milieu d’une foule, sans que personne ne s’en aperçoive, et c’est ce qui se passe. -Lui parler sans ouvrir la bouche, ni même remuer les lèvres, c’est ce qui se passe. -La serrant dans mes bras gardant les mains dans les poches, c’est ce qui se passe. Je peux même la confondre avec une musique, c’est ce qui se passe. Voyez !

A l’opposé, La Faucheuse, qui elle n’écoute personne, moche ou belle, il est encore plus difficile de lui conter fleurette ! -Bien que, qui sait quelle folie guette certains êtres de la défier ? Plus tard, et le plus tard possible, j’en viendrai. – Solitude a des facultés que n’a pas la « Grande Faux » et je la soupçonne d’appartenance communiste avec sa faucille, le marteau doit être caché dans sa manche (quand l’envie lui prend d’éclater un crâne après avoir séparé la tête du tronc). -Et puis il y a l’ami Pinard. Le bon ami Pinard, selon porte- monnaie, par goût, et non par vénalité. -Ça veut dire que tu le payes une bonne fois pour toute, et il te rince toute la soirée ! Si nous sommes que trois : Solitude, Pinard et moi. Solitude aime le Bourgogne comme moi ou ce ne serait pas plutôt l’inverse ! Elle est née après moi, en moi. Bref ! Lorsque nous sommes tous les trois, Pinard se laisse boire parce qu’il est bon, « on choisit ses amis », mais rarement sa famille ! -Une chanson, oui Michel Delpech ! -Avec des gens bons, il est encore meilleur ! (Rires).- Et comme il dit, -t’es pas obligé d’abuser de moi. Mais que voulez-vous lorsque Solitude est là, je bois sans soif. Une certitude Pinard et Solitude sont des amis que j’ai choisi, du moins presque. Parce que parfois ils s’imposent, car « on est en mauvaise compagnie ». Dire que je choisis une maîtresse catin invisible et un ami pour sa robe et sa finesse. On pourrait croire que c’est un travesti, un homo. Tiens, il se pourrait bien ! Maintenant que je le dis, et Solitude à côté de moi qui confirme. Je ne sais pas si l’agence d’œnologues (sorte d’FBI) se doute de cette mascarade ! –Pinard PD ? –J’en doute ! Bref il m’ouvre le cœur et l’esprit avant de tout fermer ! Propre ! –Oui si on veut ! Il y a parfois du débordement et il n’attend pas forcément que tout le monde soit parti. C’est là le hic ! Avec Solitude ce n’est pas grave, puisqu’elle est aussi ivre que moi et complice. -Mais c’est quand on se retrouve en société, invités. Et puis merde, c’est à 95% la vérité. -J’aime moi la Vérité ! –Passons ! (C’est pour ainsi dire la raison pour laquelle je sors de moins en moins. J’ai très peu d’amis et beaucoup pas prêts à entendre leurs « quatre vérités »). Elle rage quand quelqu’un dans l’assistance dit : – Hey ! Ça fait un bail que nous n’avons pas vu le bengali. -Alors Solitude fait la gueule. Elle me protège certes, mais elle me menace, c’est rare, mais ça arrive. Elle me menace de se barrer, se faire la malle chez d’autres amants. Je lui réponds que ça me fait du bien et que si elle m’aime elle aussi… elle peut mettre de l’eau dans son vin. C’est comme avec tout, j’aime bien changer, voir d’autres gueules. Même si parfois, ces « gueules », vous invite une cousine de Solitude ; Ennuie. Dans ce cas sans rien dire j’invite moi Pinard, Pinard est bon en société, sauf peut-être chez les lourds pèquenauds, alors il les imite, il devient vulgaire, comme moi quand je suis bourré comme un cochon ! Et ça ces amis ne le savent pas ! -Tout va bien ? Ce n’est pas trop confus j’espère ?

Et quand j’en ai marre de voir la gueule de ces deux là, je les renvois se faire papaouter ailleurs, au diable, la Faucheuse aussi ! C’est dans ces moments d’un réel esseulement que je peux gribouiller quelques lignes. Bien que je sais que Pinard peut apparaître tel un hologramme, et Solitude sa projection !

Parfois Solitude part pour quelques années, elle laisse derrière elle, une sorte de parfum incrustant jusqu’à ce que Pinard y répande le sien. Fin de compte, et j’abrège, le baume qui me guérit d’eux, c’est Toi, et peut-être cette encre noire aux fils de ces lignes dans ma solitude !

 

Ding ! Dong ! Fait la sonnerie. Dans la caboche. C’est Oublie, la voisine de notre palier, je ne l’aime pas beaucoup malgré son charme, parfois même de la beauté qu’elle dégage, j’ai le pressentiment qu’elle dîne trop souvent avec la Faucheuse. Mais bref, elle apporte souvent son lot de soulagements. Et ceci dit, avec Solitude, Pinard, Oublie et moi, nous risquons de passer une bonne soirée en perspective. Nous allons danser la danse du toboggan, avec deux grand G, la descente en enfer ! Yaouuu ! Le nombre d’amis importe peu, il vaut mieux parfois être mal accompagné, qu’être tout seul…. A méditer. Une fête qui s’est terminée à quatre. Au revoir, smack !



10.PHOTO ÉROTIQUE./11.TOILE EN SUSPENS.

Le « Café de Paris », avenue Masséna, je voulais encore une fois tuer le temps, si jamais j’y arrive, je serai Atlas, tous ceux qui voudraient que le temps s’arrête, m’aduleront comme un héros (la fin de la beauté plastique et le règne de l’éternelle jeunesse. Et le début des mères nous « chiant » et on a 20 ans). J’ai emmené mon carnet, si l’inspiration décide de frapper à la porte de mon cerveau. L’avenue grouille déjà d’activités, c’est juillet, milieu de matinée, 10 heures environ. Je commande un café, et regarde les passants comme une vache le train, les yeux dans le vague. J’aurai pu descendre sur « La Promenade des Anglais », au bord de mer, pour avoir les yeux dans les vagues, les vraies vagues. D’un autre côte la Méditerranée n’est pas ce qu’elle offre de mieux dans le genre les vagues se brisant sur les falaises d’Etretat ou le grand large de la Rochelle. Juste un camaïeu de bleus. Et en partant de la maison, je voulais un bain de foule. L’avenue donc est plus appropriée. Alors j’étais là, disons-le, à chercher l’inspiration et à «mater » en bon célibataire esseulé.

Que les filles sont belles  à Nice, comme ailleurs certainement. -Bien entendue de jolies « fleurs », il y en a dans toutes les contrées ! Il faut avouer qu’ici au mètre carré, il y en a beaucoup. Et puis il y eu une, plus jolie, « bonne » comme on dit entre mecs. Et je me suis mis à fantasmer. – Voilà ma victime. Une fleur rare, à la corolle bien ouverte, longue tige, le calice moulé satin, se déhanchant façon Marilyn « sur ses aiguilles », sans la grille de la bouche du métro d’un Métropolitain, ou une Bardot dans « Dieu créa la femme » avec les yeux d’Ava Gardner ! Une obsession « siroccopiale »prit mon corps en possession et je sentis en moi revenir le jardinier, qui veut cultiver des roses ou des choux-fleurs. L’engrais monta telle la sève dans un baobab en un soir de lune montante, je croisai les jambes sous la table, normale en pleine terrasse du Café de Paris ! Ceux qui se marrent, c’est ceux à qui c’est déjà arrivé. Je me trompe ?

Il se passa quelque chose de rassurant, pour le célibataire. La dernière fois que ce genre de chose m’est arrivé, ce devait être à la puberté. Une base de mon éducation venait de s’effriter ! Il est aussi fabuleux de constater les métaphores que l’on peut utiliser pour simplement dire :- Qu’elle m’a donné envi de la baiser ! J’affine mon vocabulaire et mon style, si je veux devenir un scribouillard, il faut que j’aie de l’imagination n’est-ce pas ? -De plus, ça « plaît au nase »que je suis, sans pléonasme !

 

11.TOILE EN SUSPENS.

Les mots s’emballaient, il fallait tout se dire, le train allait quitter le quai d’un moment à l’autre.

. -Prends soin de toi !

-Toi aussi !

-Bonne chance ! Bon vent !

-Tu m’appelles, et courage, et puis… Sinon tu finiras tout seul !

Le train s’ébranla sans crier gare ! Ces dernières paroles de Carole, il y dix-sept ans plus tôt, résonnent encore dans mes tympans. Nous savions que c’était un adieu, après plus de cinq années de route, de cohabitation, de rires, de pleurs. Une sœur âme. Ou ma sœur Anne ! J’avais rien vu venir !

Depuis, la sédimentation des souvenirs, a fait son œuvre, mais il reste encore le fossile apparent de ces derniers mots. Un sortilège ! Pourquoi ? Une clef que je dois trouver. Celle de mon bonheur à deux !

Avait-elle entrevu mon goût pour cette solitude, ou bien l’incapacité à vivre avec quelqu’un au-delà d’un certain temps ? A l’époque, je n’ai pas compris, j’étais persuadé que c’est la deuxième suggestion qu’elle avait soulignée, faute de communication sur le sujet. Or c’est la première qui me convient, comme je le dis plus haut. J’ai besoin de plages aménagées où je peux cultiver ma solitude. Un traitement médico-psychologique, qui maintient mon équilibre social. Comme aussi, j’ai besoin les montagnes russes de la vie, pour lutter, comprendre, exister, réaliser, créer : Chaque toile tendue, vierge, ensuite peinte, absorbe et révèle en se catalysant mes états d’âme. Une fois la toile finie, ce qui très rarement le cas, je passe à autre chose. Puis cherchant à gribouiller d’autres toiles blanches, toujours en suspens, dans le prisme coloré des couleurs de la vie, je cherche à meubler le vide. Fixer mille autres couleurs aux anciennes, pour ne représenter parfois que mes propres douleurs en guise de pansement ! –Anne ma sœur Anne, ne voit tu rien venir ? Et je prends le taureau par les cornes, cocu mais content, c’est fini, basta assez ! Tel le phénix renaissant de ses cendres ! Vivre ! Boutons « marche ou crève » de mes tripes, celui des rêves, de l’espoir, des aventures à vivre encore et encore, j’appuis ! Et si seulement c’était propre à moi ? –NON !

Toile en suspens, peinte de mots, encore et toujours de mots. Appelons cela réflexion, jeux de mots, circonlocution, parabole, pléonasme, métaphore, ce sont les couleurs du verbe, de la verve, de la conversation, de la compréhension, de la communication et j’en oublie…Je demeure un aventurier tout-terrain, aventureux amoureux et éternellement Vôtre, Carole !



12.PRESQUE MADAME « TOUTLEMONDE »./13.AUTO PSYCHANALYSE EN PROSE.

Tant pis pour celles qui se reconnaîtront ! Par ailleurs c’est du vécu. Je ne sais s’il est nécessaire d’être personnel ou impersonnel. Personnellement je ne le pense pas « ça arrive à « toutlemonde ». Je sais ça veut pas dire grand-chose. Si ! -Une chanson, j’en ai une : C’est peut-être un détail pour vous/ Mais pour moi ça veut dire beaucoup/… France Gall. Or je dirai à priori. Madame « toutlemonde », n’est pas forcément la femme de tout le monde, et d’ailleurs l’ordi. me marque (plaisanterie) : Toutes bonnes (aucune suggestion) ! -Ah ces informaticiens ! Ils s’égarent aussi sous la ceinture ! Tout ceci n’est en fait qu’un confort de lecture, par rapport à la version originale, qui elle, était plus sous la taille sans tabous. Pas porno, mais gore. Ors et… comme ça reste une fiction, la version virginale est plus appropriée et la colère nous emmène dans des zones à double tranchant. Certes ! Ainsi je mets à la « Corbeille » cérébrales les Madames «  Toutlemonde ». Je crois que l’introduction en la matière est faîte sous ses airs de sous-entendus. Pas tout- à- fait ! Madame Toutlemonde est mon ex, mes ex…C’est en couchant sur papier ce que je pense, que j’accouche, redonne vie, et comme un coucou je quitte le nid ! N’est-il pas dit : la pensée s’envole, l’écrit reste ! Avec la relecture, il se pourrait qu’on fasse une parallèle avec la chanson de Goldman, « elle a fait un bébé toute seule ». Vision absolument correcte en chanson de notre société .Mais la chanson suggère, sans vraiment tout dire. Et puis il est normal, qu’à bon entendeur, et contemporain en surcroît, il est normal que j’aie pu vivre une expérience similaire. Je préfère y mettre le doigt, avant de prendre un verre, (ça vient d’une blague) que de me retrouver avec deux, dans une partie anatomique non désirée de mon corps. Je pourrais toujours porter plainte pour viol. Vu l’administration, sa lenteur, et même voir son incapacité à… Je préfère prévenir que guérir ! Pour le masochisme tempéré et des plaisirs de la vie, ne souhaitant que des cicatrices qui s’effaceront avec le temps, comme une bonne opération de chirurgie esthétique, une lippo. Pour moi c’est une césarienne sans douleur, la vie servant d’anesthésie locale. Une extraction d’un bébé « douleur ». Délivrance. Je résume : Ma compagne est partie avec notre fils !

Elle est une fleur digitale (se fait plaisir avec les doigts bien qu’il y ait ce fameux canard jaune). Elle bosse, elle lutte, elle a sa carte MLF ! Elle fait des morveux, dans son ventre « toute seule ». Choix en solitaire. Elle a une idée sur tout, surtout dans la manière d’élever son marga. Elle a un million d’amis ! C’est tout de même moins bien que nos trente millions et une Brigitte, mais un million c’est déjà bien ! C’est marrant ça, parce que ça, c’est tant qu’elle reste bien foutue ou que « mère Nature », s’est penchée sur son berceau. Je n’irai pas à demander à celles, pour ne pas les vexer, celles, sur qui la fée Nature a négligé de se pencher, leurs avis. Elle a aussi tout vécu, comme dit Cabrel, (comme par hasard, les chanteurs populaires, juste une impression, s’inspirent de la vie, et de la société. Bizarre non ? Les scribouillards aussi). Elle va tellement loin qu’elle vit sa propre mort. Ici bas, là-bas dans son patelin, et aussi en l’haut-delà. Elles sont belles dans ces moments là ! Cette « nature » que l’on essaie de nous, les hommes, définir comme fragile. Il est un truc bizarre, c’est quand elle rentre dans une phase philosophique, j’en reste ému. Et plus elle philosophe, plus je regarde ses formes. Ses seins, ses lèvres, son maintient, ses mollets, ses doigts, ses yeux, ses guiboles, tout, et là je comprends dans quels alliages elle a été faîte. Car une femme qui philosophe, est tout le contraire de sa philosophie.

Pour ma part, cela ressemble à une philosophie « charognarde ». Difficile à croire, je sais ! Mais puisque je suis dans la confidence, je ne dis pas que je n’aime pas rôder autour de son corps-tour, bien confiné à bouffer les cadavres de sa conviction, et y étaler les ruines et lambeaux de ma pauvre vie.

« Elle est prédatrice, calculatrice lorsqu’elle chasse le mâle, elle veille à ses dons gestuels, affectifs, d’amour dans ses joutes sentimentales. Elle se donne au compte gouttes. Elle aime évaluer son jeu de séduction, mais jalouse. Alors elle sème ses phéromones sur tout sujet masculin, et finit par dévoiler son état féral afin de porter son coup de grâce ».

Chasseur, chassé, loup devenu agneau, déchiqueté de désir, elle m’entraîna vers la tanière et me dévora patiti et patata, vous connaissez la suite.

Deux années se seront écoulées dans l’antre de cette féline, et chaque fois ce fut une nouvelle toile en suspens, car il manquait les retouches, la finition, que j’appellerais  « amour »…

-« Là-bas, en face de la fenêtre, derrière le bouquet d’arbres clairsemés, scintille un lampadaire. On dirait des yeux d’un fauve éclairés par un faisceau, ou une lune électrique, ou l’esprit de la « féline », ou la fatigue qui fait dérailler mon imagination. Je baille, bye-bye beauté ! ».

 

13.AUTO PSYCHANALYSE EN PROSE. Ainsi avec le temps qui passe, je me sens décalé, désancré, en contre temps, déséquilibré, muni d’une assurance surfaite. Je ne séduis plus, blase blasé. Triste constat ! (Je me séduis encore et ouf !) Alors qu’augmente cette envie de compagnie, d’amour, de sensualité, de sentiment, du touché de l’autre, sentir son souffle. Est-ce là la lassitude des aventures futiles, éphémères, d’un jour, le doute de n’être aimé, le complexe, Freud et aussi ? Ou bien, tout simplement j’idéalise de trop, la réalité des sentiments amoureux, l’autre ! Je me sens un corps-mort accroché au bateau de ma vie par un filin, bien trop fin et déjà usé. Trop de dessalages, trop de démâtages, trop d’illusions, de rêves inaccessibles, d’énergies éparpillées, de distance à parcourir. A se demander si j’y parviendrais un jour au but. Ça c’est un vrai état d’âme !-Non ?

Allez, on ne va pas se laisser-aller dans la déprime ! J’ai dis en prose la psychanalyse, comme d’autres font la guerre en chantant.

Le grain est passé, une belle embellie s’annonce, l’azur du ciel se confond d’un même corps avec les eaux émeraude de la mer Caraïbe à l’horizon. Eole par ta bouche souffle ses alizés effleurant mes lèvres trop salées, et les éclats, que la lumière du soleil de retour, me rappellent le bleu tes yeux. Ses yeux que je fixai durant des heures, pour y déceler ma propre présence en ton cœur. Alors tes bras enserrant ma poitrine me ramenaient sur Terre ! Et là, sur cette coquille de noix, la « nef-vie océane » au gré des ondes, dans l’immensité de l’océan, enivrée m’en vais vers d’autres bras, un autre destin. Je me sens comme Jonathan Livingstone, le goéland, l’Icare des oiseaux, de Dale Carnegie. Je bois les embruns, je parle aux dauphins, aux poissons, aux vents, loin des feux follets terrestres et ces lucioles qui font du courant alternatif avec leur derrière !

Ha ! Ha ! Ha ! Libre mon amour, libre !

« La morale ne tient pas devant le mouvement de la vie. Et je sens, moi, que tant que je plierai la nature sous ma loi, je resterai vivant ». Eve de Castro.



14.FLEURIE NICHONS, LE POÈTE !

Le Nouveau poète est arrivé, c’est tout un tremblement ! Avec un style jambon/fromage. Pendant que tu lances les dés, Dédé va se gratter ! Un évènement beaujolpif ! On dirait que c’est inspiré d’un certain Vian ! Sans alexandrins, mais plutôt adressé aux Alexandra. Poésie de cités dortoirs ! J’aime bien, je me souviens comme j’avais aimé celle de Boris. Je me souviens la récitant en cinquième ou en quatrième classe. J’en suis incapable d’en citer le titre. -Classe non ?

 

CHERIE, CHIERIE.Tes envies sont mes désirs,

Reste encore à venir le pire,

Je suis ton chewing-gum déjà mâché

On va encore rigoler

Avec les histoires pas drôles du papier « carambar »

Je suis ton kleenex usagé dans la poubelle du bar.

Ton téléphone portable,

Ton paquet de slips jetables !

Tes yeux au cinéma

Tes oreilles à l’opéra.

Et tout ce que tu ne comprends pas

Et tout ce que tu ne sais pas.

Je savais, jaune tu allais rire,

Mais laisse-moi te dire :

-« Tes pleurs, tes mimiques lorsque tu t’égares dans tes romances

Ton chien, au bord de l’autoroute lors du départ en vacances !

Moi qui voulais ; être l’ombre de ta main,

J’en ai marre, retourne chez maman !

L’ombre de tout ce que tu veux, envers tout, contre tous, je suis tien

Mais toi, tu n’y vois rien, ni comprends rien !

Plus je t’aime…

Plus, je me sens seul ; c’est tout un poème ! »

15.INSTANTS VOLES.

Elle était couchée sur son flanc, là, dans les hautes herbes, dans sa robe estivale fleurie qui dessinait ses courbes rondes et tendres, au bord de la rivière, au doux soleil de cette fin d’été. J’arrêtai ma promenade champêtre pour « boire » cette image vivante, aux airs de carte postale à la Hamilton.

Eole caressait de prés, le vert pré comme susurrée d’une poésie surannée d’un Prévert, où Osiris parée de son apparat automnale, parfumé aux feuilles mortes flamboyantes était aussi couchée sur son flanc, accoudée, la tête dans sa paume, les yeux « paumés », une brindille d’herbe grasse entre les dents. Zeus regardait la télé et Neptune faisait des vagues dans la piscine avec sa queue, devant les muses médusées et Loana essayait de plonger, attouchement de je ne sais quoi du bel apollon, ses deux airbags l’en empêchant.

Que voulez-vous ? Lorsque les dieux vaquent à leurs occupations, l’Homme reste tranquille. Tant qu’il n’y a personne au-dessus d’eux, à faire et défaire, politique et critique polie, pour dévier le destin humain, des Hommes, tout va bien ! Alors je me suis juste imprégné de cette image et j’ai continué ma promenade. Sans déranger la belle inconnue couchée dans l’herbe et aussi pour ne pas « flouter » cette belle image sensuelle.

J’arrivai au village. Tout le monde était là, sur la place bordée de platanes ; les piafs dans le feuillage, les pigeons sur le pavé, les vieux et les amoureux sur les bancs, les vagabonds et tout le gratin villageois sur les terrasses des cafés. Encore une belle carte postale me suis-je dit. Une belle journée, un bel après-midi. Le clocher sonna l’heure du pastis. Tant de beauté finit par vous enivrer n’est-ce pas ? Le remède pastagurel était le bienvenu ! Après ces instants volés, je me sentis prêt à partir, Là-bas!

Figé dans ma mémoire pour une éternité terrestre, dans les plaines pétrifiées de sels de la vie, tel un cliché. Un cliché loin de la conjugaison que nous exerçons de l’amour, de la haine, du mensonge à tout les temps, comme font les dieux télévisuels et gouvernementaux. Et qui d’une certaine manière nous méprisent…Loin de cet audiovisuel, image m’appartenant, instant fixé, révélateur, qu’est cet instant volé.

C’est ce souvenir, qui me fit te peindre en bleu « La femme bleue », couchée sur le flanc, endormie, emplie d’amour. Ton visage avait la paisibilité de ces instants volés, de beauté grouillante de vie et de sérénité. Ces instants, ces cartes postales, me rappellent et me ramènent à Toi. -Encore aujourd’hui. Peut-être encore demain et après demain et… -autant en emporte le vent !

Je finis par ces quatre vers de H.F. Thièfaine pour ne pas oublier quand je serai très vieux, et que les souvenirs auront pris une couleur de vieille photo sépia.

Te souviens-tu mon Anaïs

On s’est aimé dans le maïs,

Le ciel était couleur de pomme

Et l’on mâchait le même chewing-gum !



16.DRAMATURGIE

Désolé de ne pouvoir rire ! Après les douleurs, il faut penser à panser les blessures, les plaies ouvertes, les écorchures. Comprenez que ces « petites nouvelles » en sont le baume. Puis, qui n’a pas d’états d’âme, seuls les morts s’en sont débarrassés. Je le crois. Donc tout ce barda cessera lorsque la vie s’en ira. Aussi qui aurait cru, qu’en prenant un peu de recule, je m’aperçoive, que ces états d’âme, ces cicatrices sont le squelette de mes souvenirs, de ma mémoire. -Dans la limite du stock disponible et des avis partagés, mon âme sera-t-il torturé ? J’ai surtout remarqué, en ce qui me concerne, ses blessures et ces cicatrices, je les brandis telles des épées, de ma valeur, mon faire valoir, le laissez-passer, l’accepte-moi comme je suis, dans les relations avec autrui. Pas toujours avec humilité. Ce sont aussi celles que je vomis lorsque le cœur va mal ! Et celles avec, telle une arme, je culpabilise mes proches, mes amis intimes. En fait, avons-nous d’autres armes dans ces moments là que ce que nous appelons « l’expérience », le vécu, le ressentis, provenant des blessures que l’on croit cicatrisées ? –Non, à part peut-être le silence, l’enfermement sur soi même, ou le mutisme ! Parfois la folie qui guette, je ne vois rien de risible ! Je promets d’y apporter quelques modifications, mais ne me demandez pas, de n’être plus un homme ! Alors que je n’avais plus personne à qui m’ouvrir, l’écriture devint ma thérapie. Et pour me libérer de ce poids qui est trop lourd à porter, j’hurle aux étoiles, et à la face de l’univers et si quelqu’un m’entends :

A moi le chat, mon poisson rouge !

A moi Arthur ! Prête-moi ton épée, et toi Jason ton poignard !

Et toi Sanson, ta foi, et toi David ton courage, Salomon ta sagesse

Et Tous les Saints de la création, en moyé !

Les amis, restez derrière, car ce combat est le mien.

Or nous le savons tous, c’est dans le « désert » de la vie que l’on aiguise ses armes. Qu’on soigne le cœur, et pansons l’âme, des blessures infligées par « lame- sœur ».

Je ne m’en suis pas trop mal sorti cette fois-ci ! Pas de champs de bataille, aucune arme verbale, sans peur future, et sans reproches. Nous étions arrivés à consommer l’ultimatum évidemment. Il n’y avait plus rien à dire et encore moins à faire ! Pas de cadavres à ramasser. Fallait simplement tout y enterrer, sur les lambeaux des souvenirs, des étreintes et de se dire que c’était de l’histoire passée, ancienne. Un combat livré en silence, le genre où l’on doute de ses propres forces et de ses faiblesses, où l’on regrette presque d’être encore en vie, respirer ! C’est comme une bombe à neutrons, après le souffle de l’explosion, tout ce qui reste de vivant, meurt petit à petit tout autour de soi. L’espace se vide dans l’espace, sur l’étagère de la salle-de-bain, l’armoire, le placard, -tous sont vides de toi ! Notre couche, le lit, le nid d’amour, reste vide à l’heure du coucher, vide au réveil, lorsque je ne ressens plus ton corps chaud, et tes pieds sur mes pieds, essayant de nous serrer les orteils comme quand on se donnait la main. Puis ce vide épuisé, tout l’univers se vide ! Vide avec un grand « V ». Seul reste encore en ce lieu quelques fragrances.

 

Hagard, est le chevalier fiérot hier encore, sur le champ de ses amours envolés, là il cherche comme un cracké, un cheveu, qui aurait pu rester sur les draps qui demeurent froissés ! Un indice, une preuve qu’il ne l’a pas rêvé, qu’Elle, toi, ou l’histoire, a bien existé !

Oui j’ai tourné en rond dans tous les coins, les recoins, cherchant ta présence. Ce fut une semaine terrible, je déambulais dans cet appartement en zombie, même mon ombre me surprenait ! Puis, ayant fait le tour, je n’ai trouvé de toi qu’un numéro de boîte postale le 488. Alors je n’ai pas rêvé, je pouvais reconstituer l’histoire, ton existence; la nôtre. C’est drôle cette amnésie passagère. Ça avait été si rapide ! Maintenant je comprends ce qu’il avait pu subir; endurer, celui que tu avais quitté dans une chambre d’hôtel, après dix ans de vie commune. Lors qu’il errait dans toute la Martinique dans l’espoir de te retrouver, et que le hasard vous mit, en volte face, ce mardi de carnaval, de mariages burlesques ! –En fait ce qu’il a cherché, et que je cherche : C’est une explication…

Tu ne seras pas qu’un numéro dans le dédale de mes souvenirs, car la suite t’est dédiée…



17.LETTRES OUVERTES…

«- Tu me regretteras et tu finiras tout seul ! » Je crois que j’ai déjà entendu une phrase à peu prés semblable. D’une autre bouche, Carole et je me figeai car le souvenir du «  déjà entendu » me revînt à l’esprit instantanément ! – Flap, whap ! Comme dirait un créole, elle venait de me jeter le même sort !

Cette petite phrase cingla dans ma caboche et une perplexité incommensurable m’envahit. La plaie venait de s’ouvrir à nouveau. Il fallait que je la cautérise. Il fallait que je l’exorcise.

Je n’aimai pas ce mal être, je ne l’aime toujours pas, cet élixir de sentiments amers, qui se diluait dans mes veines. Or les lendemains furent encore plus durs. Je pris conscience du vide que tu avais laissé et les regrets étaient bien là ! Je te cherchais partout dans ce qui restait de, à, dans l’appartement ; objets, murs, sols, une vraie perquisition ! N’ayant rien trouvé, je me suis assis au milieu de la salle, tel un Pinocchio brisé, laissé sur une chaise dans les coulisses d’un vieux théâtre hanté, bras pendants, les fils rompus. C’est alors que je « reçu une dose de vie ». Je me suis rappelé que la seule chose que tu aies pu laisser, c’était ton parfum sur la taie d’oreiller. Je me suis précité dans la chambre ; pris l’oreiller dans mes bras, j’y ai enfoui la tête et j’ai pleuré.

Les barrages de l’orgueil avaient cédé, les murailles des paupières n’attendaient que cet instant pour s’écrouler. Berlin ! – dirons-nous quelques années plus tard et un torrent de larmes s’écoula vers les souvenirs et les projets inachevés que nous avions fait. En friche. Si parfois les fleuves quittent leur lit, les destins aussi, emportant, débordant, dévastant, déliant nos vies.

Je t’ai aimé, à ta façon et je m’en suis accommodé…

a. AUX EPINES ETCETERA.

Écoute ! – De fil en aiguille, je vais me construire un souvenir. Pour cela, il faut que je retire cette couronne d’épines qui m’enserre le cœur. Ce n’est certes pas facile ! Mais peu à peu les bons souvenirs vont prendre place dans mes pensées. Oui mes souvenirs, mes songes et, peu à peu le cœur va se soulager. Déjà comme un fantôme ami, un nouveau parfum s’élève, en traînée, omniprésent, comme si ton ombre me suit partout. Tu vas rire. – C’est Léon le Nettoyeur, -tu sais dans Nikita avec Jean Reno. Je dirai que mon nettoyeur sent meilleur que la chaux vive ! Et puis ne laisserions-nous pas toujours flotter une partie de notre âme, dans les aventures de nos vies amoureuses ? Néanmoins, c’est mon cas, j’en ai laissé des bouts d’âme sur des milliers de kilomètres. Mon âme a un millier de bouts éparpillés à travers cette vie avant de se retirer tout Là-haut. Un conseil si je puis me permettre. – Ramassez tous les morceaux, avant d’arriver devant le Bon Dieu ! Sinon il y a de fortes chances, qu’Il nous renvoie comme nous sommes arrivés, éparpillés, en vrac, patates sur l’étal d’un marché ambulant. –J’en ai gros sur la patate, mais finalement c’était bon !

 

b/ BEST MONTANA« Paraît-il que les femmes fleurs, muent au printemps jusqu’à la vingt-et-unième année lune. Alors ensuite, elles ne vieillissent plus durant trente années soleil. Elles se concentrent en essences essentielles, ce qui leurs donnent à chacune ses particularités ; olfactives, physiques ou ses pétales sentimentales. Après cette période elles se font féconder. Elles dansent couvertes d’huiles essentielles parfumées à l’ambre, au musc, florale, boisée… De l’aube jusqu’à l’aurore, dans une transe indescriptible, touchées par Eros et Osiris. C’est ainsi qu’elles piègent les « Phalles* » égarés, dans leurs filets odorants. Ils deviennent alors leurs objets procréateurs, leurs esclaves pour toujours… »

Tu fus ma femme-fleur, mon aventure parfumée « Best Montana ». J’en resterai éternellement esclave.

*(Mâles)

c/ JARDIN SECRET, AU FOND, PRÈS DU MURET.-Pardonnes-moi de te poser autant de questions, qui me passent par la tête. – Pourquoi pleures-tu si souvent ces temps-ci ? Ne voudrais-tu pas me dire ce qui te chiffonne, te confier un peu, te vider le cœur ? Je peux te promettre de ne rien dire, t’écouter parler, jusqu’à te donner mon consentement pour pleurer ! Laisses- moi prendre un aller-retour dans ce jardin, histoire de trier les mauvaises herbes ; – avec toi. Tu sais que je suis assez habile pour ces choses là ! Si ce n’est pas le jardin, c’est peut-être le toit de la grange qui a une fuite, une clôture tombée par les intempéries, un bonheur sorti du pré,  (promenade pastorale) j’essaierai de faire de mon mieux, pour que tu puisses retrouver ta joie de vivre, celle qui met du soleil dans notre tanière. Si tu as planté de nouvelles semences, je les arroserai car les crus de tes yeux doivent dévier le cours normal des choses. D’ailleurs on dirait, le Nil, le Gange et l’Amazonie réunis. (« Là c’est peut-être mais c’est certainement exagéré ! ») -O une risette ! Je sens que tu es prête à élaguer les tiges porteuses de fanaisons, à te décharger d’un poids de feuillages inutiles. Les rayons de soleil profiteront mieux aux nouvelles pousses, aux bourgeons. Cesses de faire de l’ombrage, le jardin n’est-il pas assez grand pour que puissent pousser nous deux ? Sans Toi, ce sont mes plantes et mes fleurs qui périront les premières ! Allons, allons courir dans les muguets d’amour, se parer des lys de l’innocence, et porter à nos lèvres ces marguerites aux reflets de ton sourire : Je t’aime, – beaucoup, passionnément, à la folie…pas qu’un peu…Ecoutes ! Quand mes barrages lacrymaux lâchent, je pense à cette petite phrase que j’avais lue, dans un bouquin. Les maîtres d’orient, je crois : « -A un moment donné, le bourgeon est confiné à l’intérieur des sépales du sens de soi, de l’égoïsme. Dès l’avènement de sa perfection intérieur, il éclate dans sa beauté. » Si nous laissions justement le temps au temps ; que ce que nous avons semé, porte ses fruits. Essayons encore un peu, au pire des cas nous ferons comme dit la chanson d’Aznavour : « -Il faut savoir quitter la table lorsque l’amour est desservi / Et partir sans faire de bruits… »

 

d. LES CHERUBINS.Je n’ai su retenir personne. Toi Céline ; les années sont passées, « cinq fois tu t’es remariée », toi fanfan, tu n’étais pas non plus si sage ! Et toi Patty, l’ombre qui fuit peut-être toi-même. Ce qui fut chaque fois le cas, nous avons quitté la scène sans faire de bruit, ni applaudissements. Conscients, qu’il valait mieux en rester là, que de tout gâcher. Bien qu’ensuite et je ne sais pour vous mesdemoiselles, qu’ensuite vînt le jour où le bouclier que je brandissais, me croyant invulnérable, cédait la place, vaincus :

Amour d’une minute, d’un jour, ou pour toujours,

Vole, court, poursuit son cours,

Semblables à des papillons éphémères

Vont vers d’autres lueurs, attirés vers d’autres lumières.

Amour d’une minute, d’un jour, ou pour toujours,

Balayé par les vents du Nord, ou du Sud,

Emporté telles des feuilles mortes

Laissant son pesant d’or, sur un cœur lourd.

Amour d’une minute, d’un jour, ou pour toujours,

Je vous ai aimé mes amours,

Peut-être pas comme vous l’airiez voulu,

Faute de n’avoir été moi même aimé, de n’avoir su !

Amour d’une minute, d’un jour, ou pour toujours,

Dorénavant, je sais, et le cœur en paix,

Vers d’autres lueurs, vers d’autres lumières,

Je vole, je cours vers d’autres amours,

Tels ces papillons éphémères. Je vais…

 

e. ET…Je marche sur la plage. J’ai enlevé mes chaussures, les vaguelettes y viennent mourir sous mes pas. C’est une belle journée ensoleillée que rafraîchissent les alizés. Or, j’ai froid, je rentre mon cou dans les épaules, les mains dans les poches de mon jean. Un froid intérieur dont je suis persuadé, que les enfers en cet instant ne peuvent réchauffer !

Je laisse mon esprit courir sur la surface de l’eau ondulante, en suivant des yeux le vol des frégates. Ça s’appelle avoir le blues. J’essayais de comprendre, calmement après cet orage qui m’a surprit. Toi non, car tu le savais, tu avais planifié. Nous avions encore « baisé » la nuit d’avant, c’est la raison pour laquelle je n’ai pas compris ta motivation. Bref, je cherchais le comment du pourquoi, les choses se sont précipitées si vite. J’ai dû mettre le doigt, sur quelque chose que tu n’as pas voulu m’avouer. Tu as profité d’une étincelle sans feu. Tu te souviens, au bord de la piscine. Ai-je été un tremplin, un bouche-trou ? Mais tu aurais pu me le dire. Je l’aurais pris avec philosophie, en me disant que nous avions eu de bons moments. Mais là, sans rien dire, sans reproche, ni cri, ni pleur ! – Incroyable non ! ? Tu m’as même avoué que je n’étais pas un trop mauvais coup. Rassurant, comme tous les mecs, on a des doutes à ces moments là. -Non rien de rien / Non je ne regrette rien / La chanson de Piaf. -bonne route ! Voilà tes derniers mots…

Je marche sur la plage, le ressac de la marée montante vient me lécher les pas. C’est étrange cet esprit humain, comme il peut projeter des images, comme une télévision, créer des images à sa guise. –Et tu es là, plutôt ton ombre ou bien ton fantôme à mes côtés. Il ne me lâche plus depuis ton départ, comme si lui aussi tu l’avais abandonné. Il me suit, impalpable, nous conversons, nous nous confions. Au bout de trois jours qu’il errait hagard à mes côtés, je lui ai dit que tu étais partie. Il m’a dit : -Pourquoi ? L’avais-tu oublié, lui aussi ton ombre, ton fantôme ? J’ai répondu que oui, cela c’est passé si vite. Qu’il finira par te retrouver s’il voulait bien. Il me dit que lui il ne voulait pas me plaquer ainsi, qu’il a été content de me connaître et tout le baratin. Puis je lui dis : – Tu peux y aller, moi aussi j’ai été enchanté. Ça va aller de mieux en mieux. Il m’a salué une dernière fois, et nous nous sommes quittés définitivement. Tchao l’ami ! Auparavant, il me fit savoir qu’il restait trois gouttes dans le dernier flacon de ton parfum, dans le coffre en bois, que si j’avais besoin. C’est drôle je n’avais pas pensé à chercher là, l’autre jour quand j’essayais de trouver des traces de toi. Quelle délicatesse de sa part ! Mais ça va aller rétorquai-je ! Tchao, va la retrouver ! Je respirai un bon coup l’air marin, que transportait l’alizé coquin, frais, porteur de vie. Une page venait d’être tournée…

« -Dure amertume que ton absence, j’ose,

Je me ballade, histoire de penser à autre chose,

Respirer, inspirer à pleins poumons, à petites doses,

Cette brise océane, à en faire une overdose.

Certes les jours sans toi, sont moroses,

Avec son lot de sentiments diffus, de fragilité doucereuse.

Comme ces goémons, sur le sable s’échouant ;

Mes pensées, elles, se perdent au vent,

Qu’emportent les ailes des goélands. »

 

f. ENCORE.

Je le croyais aussi ! –Que tout avait été rangé dans les archives cérébrales, que l’affaire était close, « cold case », comme la série télévisée. Or certains souvenirs, ont « la dent dure » ! Les souvenirs sentimentaux doivent en faire partis. Dans le carton à dessins, je tombe sur la « Femme bleue ». C’était au début de notre rencontre, notre histoire amoureuse, la première semaine. -A l’acrylique, avant de devenir lacrymale, sur format raisin. Le souvenir se déroula comme un film. Nous avions fait l’amour, ou plutôt, nous avions « baisé », la fameuse « sieste crapuleuse », ensuite tu t’es endormie. C’est alors que je me suis levé et t’observant, j’ai décidé de te peindre. –Que tu étais belle cette après midi là ! Ton visage reflétait une paix intérieure, et ton corps nu, en chien de fusil était un tableau rêvé. J’ai installé le chevalet en face du lit, et « l’immortalisation commença » ! Je me pris à passer la main dessus, le « gras » de la peinture, me rappela le grain de ta peau, et les grains de beauté prirent place dans ma souvenance. -Je disais que c’était la carte du ciel, Orion ici, sur l’épaule gauche, Cassiopée, dans le bas du dos, le Grand chariot prés du nombril, Castor et Pollux sur tes lèvres, tellement ta peau était constellée par endroit.

-«C’était l’hiver dans le fond de mon cœur ! », la chanson de Cabrel, que je fredonne dans ces moments d’états d’âme. – Il faudrait que je l’encadre un de ces jours…pour embellir l’immortalité…

 

g. ET ENCORE… A L’AUTRE BOUT DU DÉCORUM.Un drôle de rêve! Cela m’arrive assez souvent, je l’avoue. De plus des rêves éveillés. J’ai des frissons, mes pensées s’entremêlent, s’entrechoquent, sans suite, pêle-mêle. Une grande partie des neurones, doit être anesthésiée, ankylosée, bien que je sois sous les tropiques, les yeux perdus sur la rangée de cocotiers, unique horizon de ma terrasse, que baigne un clair de pleine lune. -Et me voilà que je divague ! Vers un endroit enneigé en haute montagne. Je me vois, fixant la neige voltigeuse, muette, effaçant sous son manteau de «renard bleu », le paysage.

-Est-ce la représentation matérielle de mon état psychique ? Peut-être bien. La neige est la représentante de l’effaceur divin. Je cru entendre au lointain le hululement d’une chouette. Pourquoi une chouette d’ailleurs ? Ce peut être n’importe quel oiseau nocturne ! Même un oiseau de malheurs, qui lui s’en fout du jour ou de la nuit ! -Bien fait aussi pour sa gueule, pour son bec ! Lui aussi il va dormir tout seul sur sa branche ! Et puis pourquoi tant de haine ! Il est peut-être dans le même cas que ma trogne ! -Allez l’oiseau, je m’excuse. Regardons l’aube qui va épouser le jour et allons dormir à notre tour. Chouette, Hibou, toi et moi, et plus rien, les paupières s’alourdissent, je vais me blottir contre ton corps tiède imaginaire, pour réchauffer mon cœur enneigé sous les tropiques.

 

h. A L’ENTERREMENT DU CHAT…Vanille, Kashaya Aphrodite ! Même les chats sont partis. Morts ou disparus. Je dois être un individu abominable ! Pire que le Big foot ! L’abominable ? Surtout minable, « homme des neiges ».

Tu as le mérite au moins, d’être partie la dernière.

Certes, et quand j’y pense, ce fut la seule fois où je pouvais paraître abominable, à l’enterrement de Kashaya. Je n’ai pas mis son corps de chat en terre. J’ai essayé pourtant de creuser à l’endroit choisi. Il se trouvait que le sol était caillouteux, durcit par le manque d’eau, la fin du carême, alors la pauvre dépouille s’est retrouvée dans la poubelle municipale. D’ailleurs tu n’en as rien su ! C’est un jour de confidence sur l’oreiller, que je te l’ai avoué. La seule fois que tu pouvais m’en vouloir à mort ! –Mille excuses ! J’aurais dû, pour toi prendre le temps de l’enterrer, plus loin, ailleurs dans un sol plus meuble. C’est à présent, et pour moi-même aussi que je me dis cela. J’aurais certainement pu arriver un quart en retard au travail, que de t’avoir caché et de t’avoir dit ; qu’il fut bien enterré le long de la haie !

J’avais le sentiment de t’avoir trahi, je le jure. Un Caen. -J’étais un peu honteux, tu sais ? Tu m’as dit que tu n’avais rien vu, ni douté de ma bonne fois. J’aurais dû fermer ma gueule, car c’est à partir de ce jour là, de cette nuit, pour être précis que je te perdis peu à peu. Au fil des jours je rejoignais à petits pas la poubelle de ton cœur. Sans mention récup !

La mort de Kasha, m’appris au moins, qu’il faut parfois se la fermer pour préserver son bonheur, malgré la culpabilité. Et que ton chat et moi, avons le même destin en toi ; la poubelle !

« Nous avons perdu nos deux « enfants chats », et notre amour aussi s’en est allé. Je garde de toi, Ma liane, lorsque tu t’entortillais autour de mon corps, dans nos ébats « phosphorescents ». Je connus avec toi l’extase, et les mélanges de cocktails, liquides, de salive, sève et semences : Ces eaux porteuses de vies, arrosent à présent le désert de ma solitude ! ».

 

i. AU REVOIR, DANS LE COSMOS.N’est-ce point un triste karma à offrir à mon Dieu ? Avec le doute que cela ne garantie nullement mon passage terrestre, conforme à l’Amour, prodigué par ma nouvelle culture judéo-chrétienne. Un dharma presque irréprochable, certes ! -Mais mon karma ? –Ce vide sentimental sidéral ! Se résumant qu’à des souvenirs, et des photos qui pourraient faire très certainement très jolies sur la cheminée de ma trisaïeule. Comme ces vieux fers à repasser, posés sur l’alignement d’un service à thé, sur le rebord de l’âtre. Et si je n’ai pas mon entrée dans cet enfer paradisiaque, je risque de ne plus jamais revoir les miens, ceux que je suis sûr, de les avoir aimé, héréditairement ! Bordel de dieu ! (Blasphème dont j’en suis certain, qu’IL s’en bat les couilles !)Finalement comme beaucoup d’autres choses, même des trucs inavouables, dans l’alcôve d’un confessionnal. N’allons pas faire ce procès maintenant. D’aventure en aventure, il faudra bien y aborder le sujet, et bouffer du tabou en cureton, abbatial, églisotesque, cathédralesque !

-Nous ! Me voilà devant peut-être la vraie vérité, oui, il y a la fausse dite « pieux mensonge » ! En fait ainsi que beaucoup de couples de notre génération, nous nous sommes fort aimés durant trois mois, ou alors nous nous sommes désirés. Quelque chose dans ce genre ! Ensuite nous avons laissé la routine, l’habitude et la tranquillité, s’installer entre nous, comme tout le monde ou presque ! Le désir fout le camp assez rapidement ! La vie devînt le fameux « Le long fleuve tranquille ». N’ai-je pas raison ? Télékinésie « songitive », je tiens à te dire « Femme Bleue » aux cheveux d’or, qui dort avec ce chat noir et blanc entre ses bras, je t’ai aimé en comptant ses milliers de grains de beauté éparpillés sur l’espace de ton corps nu. Où est ma descendance aussi nombreuse que les étoiles de ton corps, Céleste ? –Descendance, rimée avec indécence voulait-elle dire la bible pastorale ? – Aujourd’hui ce passé est en orbite, aussi loin que le trajet de Voyager II. Néanmoins, ce passé restera une tranche de ma vie. Ton souvenir certainement restera gravé dans ma mémoire, alors que Voyager II aura disparut dans l’univers, avalé à jamais.

Milles excuses de ne pas avoir su t’aimer mieux chère passagère d’hier, présent souvenir ! Au revoir dans le cosmos mon Ex…



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