10. ORIGINES, RACINES ET DEVENIR.

Il y a des actes qui répondent aux prépondérances de la vie. C’est le cas du petit déjeuner, consistant à dynamiser notre corps pour le travail à fournir de la matinée. Ce corps encore endormi à cette heure matinale mais pas notre cerveau qui lui se demande par quel bout faut-il attaquer ces tâches qui nous attendent. C’est ainsi que des mots et des actions défilent sur le tube cathodique du cerveau, pendant que le corps est en veille.

Ce matin, dehors il pleut. L’aiguille du baromètre de mon humeur systématiquement se met sur morose. Ce n’est pas parce que je n’aime pas la pluie, mais c’est plutôt que je resterais bien couché. A chuchoter des mots roses à ma Douce, qui déclenchera par jeu les maux roses. On peut les appeler aussi « petites blessures sentimentales ». Ou encore chaque fois que notre ego se pince sans rire. Bref les joies de la vie de couple ! La tasse de café fumante, je m’éloigne de ce corps tiède qui m’appelle et m’enfuis sur la terrasse. Enfant en Inde, durant la mousson, notre jeu favori consistait à nous rouler dans les flaques, avec mes camarades du village. Sans compter les rigoles que nous avons pu creuser pour faire rejoindre deux flaques, les bateaux de papier, et les roues à eau.

Chassant de mon esprit toutes ces idées premières, je me mis à penser à mes origines, mes racines, bien que mes attaches soit ici et surtout nulle part. Peut-être bien que si, tout compte fait ! Sinon pourquoi rêverais-je des miens, de sari, de rickshaws, de manguiers géants comme des baobabs, des dattiers croulant sous les grappes de dattes, de jacquiers ; « katals » au pays. Un des rares mots qui me soit resté.

Que j’aimerais avoir des nouvelles de mon village qui m’a vu naître. Or il faudrait un miracle et le faiseur de miracle nous a quitté depuis plus de deux mille ans.

-Grosse nostalgie ! Philippe un ami un jour en parlant de cette nostalgie me confiait ces quelques vers d’un auteur africain dont il a oublié le nom. Je m’excuse pour nous deux. Cette racine de culture me donna du baume au cœur. –Voici :

Souffle,

Ecoutes plutôt les choses que les êtres,

La voix du feu s’entend,

Entends la voix de l’eau,

Ecoutes dans le vent, les buissons en sanglots

C’est le souffle des ancêtres,

Et les morts ne sont jamais partis…

Je crois moi, aux esprits qui demeurent, qui nous accompagnent. Ma sœur Bashuna est toujours là à me veiller, j’en suis certain ! Je sais qu’elle est là avec moi, même si on me prend pour un fou…Pour moi c’est un peu ma Sainte Vierge.

Je pense avoir fait à peu prés le tour théologique de mon domaine personnelle. Je dis à peu prés, car la Vérité est au bout de la route !

Petite citation qu’on vient de me rapporter de Michael O. Ivanov (d’après mon amie). Or elle résume bien de choses, en ce qui concernent, mes convictions :

« Ce n’est pas en allant à la messe qu’on trouve la religion de Dieu, mais dans la création et la nature humaine »…



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