14.FLEURIE NICHONS, LE POÈTE !

Le Nouveau poète est arrivé, c’est tout un tremblement ! Avec un style jambon/fromage. Pendant que tu lances les dés, Dédé va se gratter ! Un évènement beaujolpif ! On dirait que c’est inspiré d’un certain Vian ! Sans alexandrins, mais plutôt adressé aux Alexandra. Poésie de cités dortoirs ! J’aime bien, je me souviens comme j’avais aimé celle de Boris. Je me souviens la récitant en cinquième ou en quatrième classe. J’en suis incapable d’en citer le titre. -Classe non ?

 

CHERIE, CHIERIE.Tes envies sont mes désirs,

Reste encore à venir le pire,

Je suis ton chewing-gum déjà mâché

On va encore rigoler

Avec les histoires pas drôles du papier « carambar »

Je suis ton kleenex usagé dans la poubelle du bar.

Ton téléphone portable,

Ton paquet de slips jetables !

Tes yeux au cinéma

Tes oreilles à l’opéra.

Et tout ce que tu ne comprends pas

Et tout ce que tu ne sais pas.

Je savais, jaune tu allais rire,

Mais laisse-moi te dire :

-« Tes pleurs, tes mimiques lorsque tu t’égares dans tes romances

Ton chien, au bord de l’autoroute lors du départ en vacances !

Moi qui voulais ; être l’ombre de ta main,

J’en ai marre, retourne chez maman !

L’ombre de tout ce que tu veux, envers tout, contre tous, je suis tien

Mais toi, tu n’y vois rien, ni comprends rien !

Plus je t’aime…

Plus, je me sens seul ; c’est tout un poème ! »

15.INSTANTS VOLES.

Elle était couchée sur son flanc, là, dans les hautes herbes, dans sa robe estivale fleurie qui dessinait ses courbes rondes et tendres, au bord de la rivière, au doux soleil de cette fin d’été. J’arrêtai ma promenade champêtre pour « boire » cette image vivante, aux airs de carte postale à la Hamilton.

Eole caressait de prés, le vert pré comme susurrée d’une poésie surannée d’un Prévert, où Osiris parée de son apparat automnale, parfumé aux feuilles mortes flamboyantes était aussi couchée sur son flanc, accoudée, la tête dans sa paume, les yeux « paumés », une brindille d’herbe grasse entre les dents. Zeus regardait la télé et Neptune faisait des vagues dans la piscine avec sa queue, devant les muses médusées et Loana essayait de plonger, attouchement de je ne sais quoi du bel apollon, ses deux airbags l’en empêchant.

Que voulez-vous ? Lorsque les dieux vaquent à leurs occupations, l’Homme reste tranquille. Tant qu’il n’y a personne au-dessus d’eux, à faire et défaire, politique et critique polie, pour dévier le destin humain, des Hommes, tout va bien ! Alors je me suis juste imprégné de cette image et j’ai continué ma promenade. Sans déranger la belle inconnue couchée dans l’herbe et aussi pour ne pas « flouter » cette belle image sensuelle.

J’arrivai au village. Tout le monde était là, sur la place bordée de platanes ; les piafs dans le feuillage, les pigeons sur le pavé, les vieux et les amoureux sur les bancs, les vagabonds et tout le gratin villageois sur les terrasses des cafés. Encore une belle carte postale me suis-je dit. Une belle journée, un bel après-midi. Le clocher sonna l’heure du pastis. Tant de beauté finit par vous enivrer n’est-ce pas ? Le remède pastagurel était le bienvenu ! Après ces instants volés, je me sentis prêt à partir, Là-bas!

Figé dans ma mémoire pour une éternité terrestre, dans les plaines pétrifiées de sels de la vie, tel un cliché. Un cliché loin de la conjugaison que nous exerçons de l’amour, de la haine, du mensonge à tout les temps, comme font les dieux télévisuels et gouvernementaux. Et qui d’une certaine manière nous méprisent…Loin de cet audiovisuel, image m’appartenant, instant fixé, révélateur, qu’est cet instant volé.

C’est ce souvenir, qui me fit te peindre en bleu « La femme bleue », couchée sur le flanc, endormie, emplie d’amour. Ton visage avait la paisibilité de ces instants volés, de beauté grouillante de vie et de sérénité. Ces instants, ces cartes postales, me rappellent et me ramènent à Toi. -Encore aujourd’hui. Peut-être encore demain et après demain et… -autant en emporte le vent !

Je finis par ces quatre vers de H.F. Thièfaine pour ne pas oublier quand je serai très vieux, et que les souvenirs auront pris une couleur de vieille photo sépia.

Te souviens-tu mon Anaïs

On s’est aimé dans le maïs,

Le ciel était couleur de pomme

Et l’on mâchait le même chewing-gum !



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