16.DRAMATURGIE

Désolé de ne pouvoir rire ! Après les douleurs, il faut penser à panser les blessures, les plaies ouvertes, les écorchures. Comprenez que ces « petites nouvelles » en sont le baume. Puis, qui n’a pas d’états d’âme, seuls les morts s’en sont débarrassés. Je le crois. Donc tout ce barda cessera lorsque la vie s’en ira. Aussi qui aurait cru, qu’en prenant un peu de recule, je m’aperçoive, que ces états d’âme, ces cicatrices sont le squelette de mes souvenirs, de ma mémoire. -Dans la limite du stock disponible et des avis partagés, mon âme sera-t-il torturé ? J’ai surtout remarqué, en ce qui me concerne, ses blessures et ces cicatrices, je les brandis telles des épées, de ma valeur, mon faire valoir, le laissez-passer, l’accepte-moi comme je suis, dans les relations avec autrui. Pas toujours avec humilité. Ce sont aussi celles que je vomis lorsque le cœur va mal ! Et celles avec, telle une arme, je culpabilise mes proches, mes amis intimes. En fait, avons-nous d’autres armes dans ces moments là que ce que nous appelons « l’expérience », le vécu, le ressentis, provenant des blessures que l’on croit cicatrisées ? –Non, à part peut-être le silence, l’enfermement sur soi même, ou le mutisme ! Parfois la folie qui guette, je ne vois rien de risible ! Je promets d’y apporter quelques modifications, mais ne me demandez pas, de n’être plus un homme ! Alors que je n’avais plus personne à qui m’ouvrir, l’écriture devint ma thérapie. Et pour me libérer de ce poids qui est trop lourd à porter, j’hurle aux étoiles, et à la face de l’univers et si quelqu’un m’entends :

A moi le chat, mon poisson rouge !

A moi Arthur ! Prête-moi ton épée, et toi Jason ton poignard !

Et toi Sanson, ta foi, et toi David ton courage, Salomon ta sagesse

Et Tous les Saints de la création, en moyé !

Les amis, restez derrière, car ce combat est le mien.

Or nous le savons tous, c’est dans le « désert » de la vie que l’on aiguise ses armes. Qu’on soigne le cœur, et pansons l’âme, des blessures infligées par « lame- sœur ».

Je ne m’en suis pas trop mal sorti cette fois-ci ! Pas de champs de bataille, aucune arme verbale, sans peur future, et sans reproches. Nous étions arrivés à consommer l’ultimatum évidemment. Il n’y avait plus rien à dire et encore moins à faire ! Pas de cadavres à ramasser. Fallait simplement tout y enterrer, sur les lambeaux des souvenirs, des étreintes et de se dire que c’était de l’histoire passée, ancienne. Un combat livré en silence, le genre où l’on doute de ses propres forces et de ses faiblesses, où l’on regrette presque d’être encore en vie, respirer ! C’est comme une bombe à neutrons, après le souffle de l’explosion, tout ce qui reste de vivant, meurt petit à petit tout autour de soi. L’espace se vide dans l’espace, sur l’étagère de la salle-de-bain, l’armoire, le placard, -tous sont vides de toi ! Notre couche, le lit, le nid d’amour, reste vide à l’heure du coucher, vide au réveil, lorsque je ne ressens plus ton corps chaud, et tes pieds sur mes pieds, essayant de nous serrer les orteils comme quand on se donnait la main. Puis ce vide épuisé, tout l’univers se vide ! Vide avec un grand « V ». Seul reste encore en ce lieu quelques fragrances.

 

Hagard, est le chevalier fiérot hier encore, sur le champ de ses amours envolés, là il cherche comme un cracké, un cheveu, qui aurait pu rester sur les draps qui demeurent froissés ! Un indice, une preuve qu’il ne l’a pas rêvé, qu’Elle, toi, ou l’histoire, a bien existé !

Oui j’ai tourné en rond dans tous les coins, les recoins, cherchant ta présence. Ce fut une semaine terrible, je déambulais dans cet appartement en zombie, même mon ombre me surprenait ! Puis, ayant fait le tour, je n’ai trouvé de toi qu’un numéro de boîte postale le 488. Alors je n’ai pas rêvé, je pouvais reconstituer l’histoire, ton existence; la nôtre. C’est drôle cette amnésie passagère. Ça avait été si rapide ! Maintenant je comprends ce qu’il avait pu subir; endurer, celui que tu avais quitté dans une chambre d’hôtel, après dix ans de vie commune. Lors qu’il errait dans toute la Martinique dans l’espoir de te retrouver, et que le hasard vous mit, en volte face, ce mardi de carnaval, de mariages burlesques ! –En fait ce qu’il a cherché, et que je cherche : C’est une explication…

Tu ne seras pas qu’un numéro dans le dédale de mes souvenirs, car la suite t’est dédiée…



Laisser un commentaire

les animaux |
EL KBAB / CLUB DE L'ENVIRON... |
blogorama |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | alanic
| Le blog de Titi, le chien q...
| video marrante de parodie