4.LE GRAND SILENCE !/5.LE RENDEZ-VOUS, AUX OBJETS TROUVES.

« Je vais me fondre dans le silence tout plein de mots qui jamais, sans doute ne trouveront d’autre écho que mon regard trop clair dans l’eau des bassins ». Eve de Castro.

Amour fuyant au gré des désirs,

Consumé de ses feux, d’amour et de plaisirs,

Envies naissantes sous tes caresses,

Toutes ces choses rares, ces liesses…

La vie au passé composé, de tes mains,

Avec elle les bons moments,

Ont pris leur envol avec le temps ;

Ces trésors, ces présents,

Je ne sais, si encor tu les ressens ?

Or, c’était il y a longtemps

Où tu avais vingt ans Sélénah…

Maintenant c’est le grand silence, des impressions, des réflexions, des flashes, de mon monde intérieur, où l’architecture libérateur ; sont des mots. Un silence parlé à soi-même. De toute façon, à qui vais-je pouvoir raconter à vive voix ce qui se trame dans l’instant, dans ma petite tête sans passer pour un marginal ou un fou. Rare sont ceux qui comprennent le besoin que je ressens parfois de dérive sociale ou verbale ou imaginaire tout en restant dans une « normalité ».Ce jour là, ma dérive se voulut sociale, ma solitude m’étouffait. Je suis sorti donc pour aller à la rencontre de mes congénères humanoïdes. Car tels des robots ils me croisèrent sans même un regard. C’est la solitude des grandes villes. A force de déambuler d’une rue à l’avenue, puis d’une ruelle débouchant sur une place, un boulevard, un porche, des pavés, du bitume, je me suis assis, las à la terrasse d’un troquet pour me désaltérer au courant d’une onde humaine, qui sitôt assis me demanda :-Qu’est-ce que vous prenez ? Je fus abasourdi qu’elle me parla et sortant de ma torpeur je lui commandai un demi pression. -Professionnellement humaine cette jeune femme ! Ayant fini de me servir elle alla s’asseoir et se trouva dans mon champ de vision, de profil. Alors idiotement, je me mis à la dévisager, à lire dans ses pensées ; enfin du moins essayer !

J’avais l’impression qu’il y avait de l’inquiétude dans ce visage, ce qui me permit de m’enquérir à son sujet et d’engager une conversation. Ce qui me surprit c’est qu’elle aussi recherchait un humain, un échange autre que mercantile et laborieux. Et peu à peu au fil de la conversation, je me suis aperçu qu’elle avait retrouvé des couleurs, que son visage était moins terne, plus détendu. J’ai découvert même un doux sourire, avec un peu de nostalgie et un beau brin de charme.

Grâce et confortation de cette constatation, je compris que la solitude n’est bonne que lorsqu’elle est cultivée, non subit…Au fil des jours j’y suis allé déverser ma solitude cultivée, chez Sandy et mes « fanaisons » partaient en fumée comme un papillon prit dans un rayon de soleil virevoltant. Ce n’est pas ce que l’on appelle un état amoureux ?-Pas tout à fait, mais j’en prenais le chemin…

5.LE RENDEZ-VOUS, AUX OBJETS TROUVES. Un paradoxe s’est encore glissé dans le dessein des hommes. A l’orée de l’ère de la communication interplanétaire, ils se confinent de plus en plus sur eux même. L’éclatement des cellules familiales, le nomadisme professionnel, les moyens rapides de se déplacer constituent l’isolement paradoxal des êtres, sans compter les personnes âgées qui voient les enfants partir au loin, demeurant isolées et n’ayant pas toute la santé. La prise de conscience comme à l’accoutumée arrive un peu tard. Instinctivement nous nous sommes déculpabilisés en désignant fautive la société, les difficultés diverses de la vie actuelle. Certes. Mettre ses vieux parents dans un centre de repos est un fait louable, mais ne plus trouver le temps d’aller les voir, est un choix pas toujours défendable ! Nous nous perdons dans les méandres de la superficialité en réduisant notre champ visionnaire et pseudo philosophique à l’individualisme. Voilà comment l’idée du karma se transforme en égoïsme occidental. Engendrant et menant ainsi à l’indifférence généralisée. Ensuite nous prônons la globalisation, la mondialisation, et le respect de la différence.

En voulant valoriser l’individualisme, nous nous isolons des autres. Alors que je suis persuadé que l’Homme n’est point un animal solitaire, mais plutôt un loup fidèle à sa meute. Or politiquement le piège est posé, « diviser pour mieux régner », n’ayant plus de directives communes, en électron libre, division « choisie », nous nous censurons avec tolérance zéro, nous critiquons, nous nous rabaissons pour prouver notre raison d’être, exister ! Sans le savoir le doute s’immisce en nous, et dans tous les domaines de notre vie, en commençant par la sentimentalité et la professionnalité, qui sont le ciment de notre vie sociale. –« Il se recroqueville et traverse l’autoroute de sa vie en escargot suicidaire un jour d’averse ! Fossilisé dans sa coquille devenant hermaphrodite, homosexuel, ou bis. » Je respecte leur choix, mais c’est bien la preuve organisée, des dérives de l’individualisme, promût par la liberté individuelle et l’acceptation de la différence. La vie, nous a démontré, que tout progrès n’est pas forcément bon, surtout en ce qui concerne la sexualité nous n’avons rien inventé depuis cinq mille ans.

Je vois déjà que je vais être classé chez les conservateurs ou je ne sais quelle étiquette. Notre société aime les étiquettes, faute de nous tatouer à la naissance. Il y aurait à en dire bien davantage, alors mettre un petit frein, pour faire le point, pour ne pas un jour se retrouver « aux objets trouvés »… Dans une petite boîte d’un casier, d’une crypte mortuaire où un arrière petit-fils nous retrouve !



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