8.MAT, SANS JOUER !/9.FÊTE A TROIS.

Sur l’échiquier de la vie, je ne suis qu’un pion fou. La raison du plus malade étant de mise, et est la meilleure. Original. Marginal. Immature. Tout ça je prends, pourvu que ce ne soit pas ; monsieur-tout-le-monde. Hormis que je suis un pauvre hère ratatinée, en plein déclin avec l’horloge biologique, je garde encore une certaine lucidité. Par ailleurs, je pense que je mets le doigt sur certains évènements qui n’arrivent qu’à moi. – Rien d’un héros, frôlant même le zéro et hétéro-clitos, certes engourdi, je fais une partie d’échec où je ne suis pas le roi. Le fou veut « se taper » la reine, celle qui se déplace comme elle veut, en diagonale, verticale, le plus souvent à l’horizontale devant son roi. Fière, impudique ! Elle passe tortillant du popotin. La bagatelle vaut la chandelle, ma tour se dresse pudiquement. Mat, je mate, elle passe, ce n’est pas gagné ! Je l’aborde, cavalier, je lui demande de faire quelques cases avec elle. Je me voyais déjà le roi dans le satin, lorsqu’elle me regarda comme si j’étais un morpion, un pion mort non protégé. Ni une, ni deux, elle me mit échec et mat avec des mots qu’elle avait appris d’un certain berger. Petit roc, je suis resté comme un con. Ma tour s’est effondrée devant cette reine hautaine. Mat sans jouer ! Alors la visionneuse se mit en route pour me la jouer « grand roc », inébranlable. La vie reprit son cours sur l’échiquier de ma vie…Un cri rahanonique étouffé traversa mon corps : O l’amour, c’est bon, c’est chaud, c’est doux, c’est exaltant, haletant, exultant, si passionnant, excitant et parfois tuant… Paraît-il, disent certaines cultures, un présent divin. J’attendrai que les dieux se penchent sur mon caleçon ! En attendant, le film de la parodie-solo se déroule, se rembobine comme un mauvais film, en une atmosphère indéliable à couper au couteau, où se cultive la poisse. Il faut revoir le scénario, le panorama, les balayages, et les gros plans. Trop de gros-Plant obscurcit la scène, jouer aux échecs ça soûle, j’aurais dû me faire une dame ! Merci à mon père pour son initiation aux échecs même si nous n’avons pas assez travaillé le « coup du berger ».

 

9.FÊTE A TROIS.Il y a des soirs, où il faut assécher la « Terre », de mes Larmes…

Sexe, alcool, and rock’n roll. Un peu à la «Bukowski», à l’Hemingway ; j’appelle ces moments, saoul d’insatisfactions.Les soirs de java avec mon pote Pinard et celle qui est devenue avec le temps ma maîtresse, ma moitié, au doux prénom de Solitude.

Je vais d’abord vous parler d’elle ! Il est possible que ; un moment ou à un autre, elle sera aussi votre maîtresse, ou votre amante. Ce que je ne souhaite à personne ! Non pas par refus de polygamie, mais par une jalousie purement égoïste. Que voulez-vous, je fais partie des gens bons jambon. De même je ne le souhaite à personne, la rencontre de l’autre dame, la « Grande Faux », imprévisible, or celle là, bon gré moi, on ne peut pas reculer face à elle, ou rarement, et elle reste inéluctable…Maîtresse éternelle des monothéistes…

Solitude, elle ne t’emporte que si tu y décides en règle générale, car tu rejettes sa compagnie et là, bonne citoyenne, elle appelle la « Faucheuse » et elle compose le numéro 3615 Dieu pardonne-moi ! Moi, je la choisis comme une maîtresse, et comme toutes les maîtresses, elle est une passagère de ma vie, et celle-ci de vie (car on meurt toujours seul). Sans tabous. Je peux tout nous raconter. -D’ailleurs c’est ce que je suis entrain de vous conter, ce n’est point un secret. -Je lui conte « fleurette », mes sentiments, mes ressentiments de passages. Où encore mes aventures avec mes « passagères du vent », voilà, je ne vais pas tout vous déballer (Gain- Gain, Gainsbourg). Il faut du moins en garder des secrets, comme le petit garçon sur les bancs de l’école primaire ! Solitude est une confidente à l’écoute à chaque instant, n’importe où, elle est là ! -Que parfois ça devient oppressant. Mais autrement, Amante absolue, je peux lui faire l’amour au beau milieu d’une foule, sans que personne ne s’en aperçoive, et c’est ce qui se passe. -Lui parler sans ouvrir la bouche, ni même remuer les lèvres, c’est ce qui se passe. -La serrant dans mes bras gardant les mains dans les poches, c’est ce qui se passe. Je peux même la confondre avec une musique, c’est ce qui se passe. Voyez !

A l’opposé, La Faucheuse, qui elle n’écoute personne, moche ou belle, il est encore plus difficile de lui conter fleurette ! -Bien que, qui sait quelle folie guette certains êtres de la défier ? Plus tard, et le plus tard possible, j’en viendrai. – Solitude a des facultés que n’a pas la « Grande Faux » et je la soupçonne d’appartenance communiste avec sa faucille, le marteau doit être caché dans sa manche (quand l’envie lui prend d’éclater un crâne après avoir séparé la tête du tronc). -Et puis il y a l’ami Pinard. Le bon ami Pinard, selon porte- monnaie, par goût, et non par vénalité. -Ça veut dire que tu le payes une bonne fois pour toute, et il te rince toute la soirée ! Si nous sommes que trois : Solitude, Pinard et moi. Solitude aime le Bourgogne comme moi ou ce ne serait pas plutôt l’inverse ! Elle est née après moi, en moi. Bref ! Lorsque nous sommes tous les trois, Pinard se laisse boire parce qu’il est bon, « on choisit ses amis », mais rarement sa famille ! -Une chanson, oui Michel Delpech ! -Avec des gens bons, il est encore meilleur ! (Rires).- Et comme il dit, -t’es pas obligé d’abuser de moi. Mais que voulez-vous lorsque Solitude est là, je bois sans soif. Une certitude Pinard et Solitude sont des amis que j’ai choisi, du moins presque. Parce que parfois ils s’imposent, car « on est en mauvaise compagnie ». Dire que je choisis une maîtresse catin invisible et un ami pour sa robe et sa finesse. On pourrait croire que c’est un travesti, un homo. Tiens, il se pourrait bien ! Maintenant que je le dis, et Solitude à côté de moi qui confirme. Je ne sais pas si l’agence d’œnologues (sorte d’FBI) se doute de cette mascarade ! –Pinard PD ? –J’en doute ! Bref il m’ouvre le cœur et l’esprit avant de tout fermer ! Propre ! –Oui si on veut ! Il y a parfois du débordement et il n’attend pas forcément que tout le monde soit parti. C’est là le hic ! Avec Solitude ce n’est pas grave, puisqu’elle est aussi ivre que moi et complice. -Mais c’est quand on se retrouve en société, invités. Et puis merde, c’est à 95% la vérité. -J’aime moi la Vérité ! –Passons ! (C’est pour ainsi dire la raison pour laquelle je sors de moins en moins. J’ai très peu d’amis et beaucoup pas prêts à entendre leurs « quatre vérités »). Elle rage quand quelqu’un dans l’assistance dit : – Hey ! Ça fait un bail que nous n’avons pas vu le bengali. -Alors Solitude fait la gueule. Elle me protège certes, mais elle me menace, c’est rare, mais ça arrive. Elle me menace de se barrer, se faire la malle chez d’autres amants. Je lui réponds que ça me fait du bien et que si elle m’aime elle aussi… elle peut mettre de l’eau dans son vin. C’est comme avec tout, j’aime bien changer, voir d’autres gueules. Même si parfois, ces « gueules », vous invite une cousine de Solitude ; Ennuie. Dans ce cas sans rien dire j’invite moi Pinard, Pinard est bon en société, sauf peut-être chez les lourds pèquenauds, alors il les imite, il devient vulgaire, comme moi quand je suis bourré comme un cochon ! Et ça ces amis ne le savent pas ! -Tout va bien ? Ce n’est pas trop confus j’espère ?

Et quand j’en ai marre de voir la gueule de ces deux là, je les renvois se faire papaouter ailleurs, au diable, la Faucheuse aussi ! C’est dans ces moments d’un réel esseulement que je peux gribouiller quelques lignes. Bien que je sais que Pinard peut apparaître tel un hologramme, et Solitude sa projection !

Parfois Solitude part pour quelques années, elle laisse derrière elle, une sorte de parfum incrustant jusqu’à ce que Pinard y répande le sien. Fin de compte, et j’abrège, le baume qui me guérit d’eux, c’est Toi, et peut-être cette encre noire aux fils de ces lignes dans ma solitude !

 

Ding ! Dong ! Fait la sonnerie. Dans la caboche. C’est Oublie, la voisine de notre palier, je ne l’aime pas beaucoup malgré son charme, parfois même de la beauté qu’elle dégage, j’ai le pressentiment qu’elle dîne trop souvent avec la Faucheuse. Mais bref, elle apporte souvent son lot de soulagements. Et ceci dit, avec Solitude, Pinard, Oublie et moi, nous risquons de passer une bonne soirée en perspective. Nous allons danser la danse du toboggan, avec deux grand G, la descente en enfer ! Yaouuu ! Le nombre d’amis importe peu, il vaut mieux parfois être mal accompagné, qu’être tout seul…. A méditer. Une fête qui s’est terminée à quatre. Au revoir, smack !



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