18.MON ÎLE, C’EST TOI./ 19. J’AI LE CŒUR GRENADINES…

Lue et est relue. Une page vient définitivement d’être tournée. Une autre se présente, vierge et immaculée à écrire. Renaissance, et puisque naissance il y a, je pense à toi « Ma ». Faute de ne t’avoir assez connu, je t’imagine, je t’idéalise, je t’invente et tu es mon plus doux rêve…

Je me souviens. Je te regardais partir le matin vers le village. Tes longs cheveux noirs geai, ondulaient et brillaient au soleil du matin au gré de tes pas. Tombant jusqu’à la chute de tes reins, sur ton sari blanc et sa lisière rouge, ornée de fils d’or.Ce double sillons noirs creusés à la surface de cette mer Caraïbe, due la profondeur où chevauchent sur leurs crêtes les écumes blanches. Me donne cette impression, cette image que j’ai gardé de toi, lors des jours tes cheveux enserrés en une infinie natte.Tango et roulis. –Et tu danses Ma !

Alors ce devait être ainsi en ton sein, ton ventre, ce liquide amniotique dans lequel j’ai baigné, et fut bercé comme en ces instants sur ce bateau. Je suis dans la matrice de la Terre, le ventre du monde, navigant vers d’autres horizons. Sillons, cheveux, souffle, vent, lames, bras, profondeurs, ventre… Que vous vous ressemblez ! Je te remercie Sélénah de m’avoir donné la vie, malgré les déboires de l’histoire de ce monde. Mais « ça valait le détour », devant tant de beauté que peut engendrer cette Terre. Mer, mère c’est peut-être par cette voie que je te rejoindrai, y retrouver ma terre natale, et ton visage Sélénah. Que j’aimerais que cette coquille de noix dans cette immensité bleue, verte, soit immédiatement transportée, pour s’échouer à tes pieds !

-Ton fils est de retour m’écrierai-je, avant de nous enlacer pour l’éternité ! Je saurai enfin mettre un prénom à cette musique que je n’entendis qu’une seule fois. -Oui qu’une seule fois ! Tu sais le jour où tu m’as emmené à l’hôpital avec toi. Tu avais un mal de ventre. -Etais-tu enceinte ? Ton tour venu ; pour la première fois j’entendis ton prénom, anonymement dans l’interphone. Surprise, étonnée toi-même, tu te levas pour rejoindre le médecin dans le cabinet médical. Je t’ai regardé t’éloigner. -Ne sois pas trop longue ! De cet épisode, avec les années passées, je ne retiendrai que ce « a » final. Mon bas âge et la vie feront que ce sera la seule fois, j’entendrais ton prénom !

En attendant d’écumer toutes les mers du monde et les terres de ce globe, je t’en ai trouvé un, j’espère qu’il te plaît : SELENAH ! Sélénah Mondol, épouse Jothindironath Mondol. Je te promets d’écumer aussi tous les prénoms féminins de la terre pour restituer, pour entendre et recomposer cette musique «  prénominale ». Ce sera mon graal, ma quête, une partie de mon karma. Je t’aime Sélénah.

A ma Mère…

 

19. J’AI LE CŒUR GRENADINES…Une pensée meurt, inscrivant une histoire. Une histoire meurt pour devenir un souvenir. Une année de labeur s’est écoulée et je vais pouvoir goûter à ces fameux congés payés.

Encore un prénom de femme que je ne retiendrai de toutes façons pas et, il ne se termine pas par un « a » ! Peu importe, c’est celui d’un bateau. Pour son propriétaire, « ça veut dire beaucoup », mais pour moi rien du tout ! Désolé pour Annie la suceuse d’anis ! Non, j’adore France Gall, c’est vrai ! Maintenant vous savez que j’ai un gros problème avec les prénoms, sauf peut-être ceux finissant avec un A.

Or me voilà embarqué, sur le pont ventru d’une femme de 16 mètres. A bord de laquelle nous passerons un séjour inoubliable, paradisiaque aux îles Grenadines. J’aurai l’occasion d’y revenir, ici ce sont les états d’âme que je développerai dans ce chapitre. -Figurez vous que j’en eus un ! –Oui, au cours d’un fameux week-end, le « Friday night » à Sainte Lucie en voile. Nous avions décidé, enfin c’était programmé depuis deux semaines. J’aurais pu annuler ma participation, mais pourquoi ? J’adore la voile et puis partir… Partir me met toujours en joie. C’est ainsi que je me suis dit : -Que ce sera un voyage « sparadrap », et puis le fiston aussi va s’éclater avec la petite Sarah ! Tant pis, si elle fait la gueule, s’il n’y a pas le câlin routinier, mais apprécié de fin semaine et le tremblement hebdomadaire. Et nous embarquâmes sur un catamaran. Et bizarrement je me surpris à fredonner cette chanson que je chantais, ado, alors que se profilait à l’horizon une rupture imminente. J’aime ces chansons qui résument un vécu, où l’artiste a trouvé les mots justes, pour mettre du baume au cœur. Ça soulage, ça met un sparadrap sur la blessure. Au deuxième jour de navigation, le climat était moins tendu avec « mon amour », j’ai été m’asseoir sur le filet avant du cata et je fredonnais au vent cette chanson d’ H. F. Thièfaine. Merci !

Refrain :

« Mon pauvre amour, soit plus heureuse, maintenant

Mon pauvre amour ! Je t’en remets au vent…

Tout est de ma faute en ce jour,

Et je reconnais mes erreurs

D’avoir donné tant amour,

A mes imbuvables humeurs ;

Maintenant ne te retourne pas,

Vas droit sur ton nouveau chemin,

Je n’ai jamais su aimer que moi ;

Et je reste sans lendemain… »

Refrain :

Puis les histoires d’amour meurent, pour laisser place à d’autres amours et à d’autres souvenirs… J’aurais aussi pu chanter L. Voulzy : J’ai le cœur grenadine…

 



20. DOUX BATTEMENTS.

Les années s’écoulèrent tels des rus à travers le flanc des montagnes, les plaines avec ses hautes herbes, contournant, monticules, vallonnements pour rejoindre un jour la rivière, puis un fleuve et finir par se mêler à l’océan dans un bras de mer. Estuaire.

Rarement durant ces trois années écoulées je n’ai tourné la tête sur le passage d’une femme. Blessé, certainement je le fus. Ainsi je m’aperçus de l’étendue de ma peine, mon mutisme, de l’introversion, de l’amertume provoqué par l’échec de notre relation.

Un beau matin comme par enchantement la machine se remet en route. 180 par minute. Le romantique dit que ; « - l’amour revient frapper à sa port ! ». Certes, il ne faut pas avoir peur des grands mots, et le romanesque actuelle s’accompagne ordinairement de gros mots ; Je vous fais un exemple : O la Salope, qu’est-ce qu’elle est bonne !

Je vous avoue que c’est quelque chose de ce répertoire, dans le style, qui sortit de ma bouche après trois ans de comas sentimental, sexuel. Un tantinet macho, sexiste !-Ouf ! Firent certains de mes amis qui crûrent que j’allais suivre la vague homo, qui gagnait notre entourage masculin, comme une déferlante. Le macho, l’ecce homo, le bourreau des cœurs, est de retour ! Rires. J’aimerais, mais avec une note « fleur bleue ». Et puis homo, même ma mère ne l’aurait pas crû. J’ai tout de même «  crié » mon amour des femmes en les peignant, les sculptant dans l’argile. Le magazine Photo fut mon soutient esthétique de ma vision des femmes. Laetitia Casta, Carla Bruni, notre première dame, j’ai dû la voir à «  oilpé » » avant son chéri de président ! Et Karen ? Quelle bombe ! Puis toutes les autres qui en ont fait la couverture ! Passons. C’est pour vous dire que je ne suis pas né homo, mais plutôt hétéro. Je n’irai pas à dire « normal », mais mâle. Qu’est-ce la normalité ? Parce que je suis convaincu que l’on naît l’un ou l’autre, même ceux qui plongent, d’hétéro à l’homo ou l’inverse. De par notre naissance notre sexualité définitive est définie. Même chez les extrémistes islamiques. Alors quand l’autre dit : Qu’il n’y a pas de pédés chez lui comme en occident. Je crois qu’il n’a pas compris qu’ils sont tous pédés, vu la manière dont ces gens traitent les femmes. Notre macho italien fait figure d’enfant de cœur ! Bref, laissons les s’enculer entre eux et revenons à mes amours naissants.

« -Qui es-tu, perturbatrice de mes heures, de mes jours et de mes nuits ? Moi qui m’étais fais la promesse de ne point souffrir du cœur sinon que pour mon propre sang et ma propre chair : les miens, la famille. Et ce doux battement est plus fort que cette promesse muette, prononcée dans l’intimité de mes sentiments. L’amour me prendrait-il en otage ? Les films que je me fais dans mon imagination affaiblie, seraient-ils le fruit d’un amour manipulé et omnipotent de ce nouvel eldorado sentimental ? –Qu’importe ! Tu es ma Merveille ! Les sept réunies en une seule. »

Mais j’y pense ! Combien de vies humaines a-t-il fallut, pour édifier une seule de ces merveilles et d’autres moins merveilleuses, mais tout aussi meurtrières ? Pour le désir de grandeur, la passion amoureuse, tel que le Taj- Mahal, pour la vanité d’un roi, la Grande Muraille de Chine pour celle d’un empereur ou Kheops pour un pharaon ! Et moi, le Négus des imbéciles, je suis comme eux lorsque je te serre dans mes bras, vaniteux. Chaque baiser, chaque mot tendre, chacune de tes caresses, sont une pierre taillée, emboîtée à l’édifice de mon amour pour toi !

Si la solitude cultivait certaines fleurs, désormais cette nouvelle fleur, dans mon jardin secret, parée de mille parfums, plus belle, plus rare encore, c’est toi…

Merde ! -Que de solitude que j’essaie de fuir dans ma littérature ! M’enfin !- c’est beau comme les tableaux ! En levant les yeux vers le ciel en cette nuit étoilée, j’en vis une plus brillante que les autres, pas la polaire, une autre, du moins c’est ce que mon cerveau décrypta et je compris que l’amour était en exil pour quelques années lumières. Alors aux étoiles :

A qui es-tu promise belle indienne ?

Parée de ton sari, tu sembles si aérienne,

Symbole d’une possessivité païenne,

Avec ton pourpoint pourpre, au milieu de ton front !

Que les dieux le veuillent ou non,

Tu seras mienne !

Dieu pour témoin, ma reine,

Déjà, Il éponge ma peine.

Voilà un doux battement, sans verser de sang, un peu d’encre seulement. Chaque Homme peut édifier le plus beau des édifices sans sacrifice aucune vie : L’amour.

 

a. COURANT D’ « O ».Courant d’eau, courant d’air, unissent leurs forces et leurs états d’être, pour former qu’une sorte de patinoire irrégulière sur laquelle glissent les coques des bateaux et des navires, transportant nos vies et même nos destins, sur laquelle nous finirons peut-être par y vivre, comme en chine, et toutes les autres peuplades fluviales. Lorsque les glaciers de la planète auront fondu et ne seront plus qu’une représentation miniaturisée, d’un glaçon dans un verre de pastis. Vive le réchauffement de la planète, pourvu qu’elle ne réchauffe pas les couilles de Bush et tous ceux qui n’ont pas signé la chartre internationale du traité de Kyoto sur la question ! Qu’ils aillent se faire empaler par le premier iceberg venu ! Na ! Hein Georges ?

Encore une fois, c’est hors sujet je sais ! C’est parce que ça me fait de la peine, ça me met en colère… ! Malgré tout, c’est drôle, j’arrive, telle une épave sur cette coque et j’en ressors « rénové ». Et ça tu n’y peux rien Georges, je te l’assure profondément ! Fais-le toi traduire !

Les alizés amérindiens, les embruns, le soleil, me carènent. Presque tout ce qui me relie à la terre rejoint les abysses du grand bleu. Surtout s’efface la formule « métro, dodo, boulot ». Les états d’âme laissent place à une forme de nostalgie douce d’insouciance, comme un antifouling qui recouvrirait les imperfections de la vie. Ou bien une déferlante, une vague de l’oubli, emportent sélectivement les tracas, les soucis terrestres. En surface le roc s’érode face à la mer. Nous devenons humbles sur cette étendue infinie bleutée, verdâtre, turquoise. En mer, cascades sont nos destinées et la vie un fleuve sacré !

Ici et là, des résiniers, des cocotiers, des mancenilliers, marquent la limite des deux mondes. Le monde solide de l’enracinement, et le monde liquide du déracinement.

Je cherchais un coin pour méditer, lorsque le résinier m’interpella. Ne soyez pas surpris, les amoureux de la nature vont tous vous le dire : La Nature parle ! Donc il m’invita à m’asseoir sur ses racines apparentes, mais avant il me proposa quelques baies fraîchement mûries comme on propose un thé ou un café. J’en cueillis une poignée et m’installai. Nous avons parlé de choses et d’autres. Je lui demandai, si ça n’avait pas été trop dure le dernier cyclone ? – J’ai fait comme le roseau me dit-il. Et il ajouta dans un même élan : -J’aimerais que tu m’emmènes ailleurs. Je veux voir une autre terre, voyager. – Mais ! Je ne peux pas te déraciner lui dis-je ! –Réfléchis ; me dit-il. J’ai réfléchi et puis avant de partir je lui ai demandé son plus beau grain ; le plus gros, mûr. Il me le donna, c’était assez haut, j’ai dû l’escalader, les noueux du tronc me facilitèrent l’accès. Je le détachai de sa grappe, je redescendis et le mangeas. Je promis au résinier d’exaucer son vœu et mis le précieux noyau dans ma poche. Je lui dis ensuite ceci : – Tu vois ! Tu es un peu comme les hommes, tes racines resteront à jamais sur cette terre, et moi j’emporte, tes rêves, avec tes blessures, tes peines, mais une infime partie de toi. Y se mit à danser, et chanter avec son feuillage, me remerciât, car me dit-il, un de mes enfants, vivra sur une terre nouvelle. Et par tes soins me garantir une nouvelle descendance. J’y veillerai, promis-je ! Le soleil déclinait et je suis rentré, parmi les déracinés, enracinés mobiles : mes congénère, les Hommes.

 

Depuis cette promesse à l’arbre, je ramasse toutes sortes de grains, de graines, de pépins…comme convaincu qu’il faudra les planter un jour, les cultiver sur une autre terre. Un lien « racinien », indéfectible, perpétuel. Ce lien, paradoxalement j’en ai besoin pour aller de l’avant moi-même. Je l’ai découvert presque chez tous les voyageurs d’ailleurs. Après le salut la question qui s’impose est : D’où tu viens ? -Alors fils, si ton père ne retrouve pas sa terre natale, va pour lui, la découvrir, pour que son âme poursuive son voyage intergalactique.

Ces îles semblent être des guets sortis des flots, pour le repos des voyageurs. Enfant, j’ai rêvé d’être Gulliver, mais je ne suis qu’un lilliputien paysan…

 

b. LA NOUVELLE GENÈSE.A voir les notes, c’est peut-être du blues ! Rien de musical, au sens propre. Je suis incapable d’allonger quatre notes à la suite, pas musicien pour un sou. Mais mélomane à la rigueur ! Or mes notes à moi, sont les mots. Rien de bien surprenant, n’est-ce pas ? Vous vous en doutez !

C’est en partant d’une réalisation my self en terre cuite que je construis cette fiction. Or cette fiction m’a permise de concevoir cette pyramide, se dressant au milieu d’une corolle de fleur, en guise de pistil, la partie masculine de la fleur. Concrètement pour rester contemporain. C’est son phallus. – Qui se dresse telle une bite en son centre ! En fait c’est le rêve d’une autre civilisation, à la base. L’égyptienne mélangée avec de la civilisation future ! Tout un programme. Pas trop long non plus, c’est juste la description de mon œuvre. Les personnages proviennent aussi d’un passé tout aussi reluisant, bien que certains se reconnaîtront au présent en cette civilisation actuelle. Ils peuvent porter plainte que ça ne changerait rien à ma fiction.

Toutes les civilisations sont là. Réunies en la pyramide qui se trouve sur la terrasse du sommet du monde. Le monde est une fleur. Sa corolle est l’espace de cette civilisation nouvelle. Tout ce qui existait avant a disparu après une guerre nucléaire planétaire. La nature plusieurs siècles après, reprend ses droits. Au départ, il y eut un bouton, ensuite la fleur se mit à s’épanouir, les pétales s’ouvrirent avec un bouclier d’énergie sidéral autour de la pyramide, que les scientifiques de la nouvelle cité appelèrent : le bouclier anti-cons.

Donc, le bouton s’éclata en cinq pétales, irradiées par Râ. Eole souffla pour que tout prenne vie. Les habitants de la cité, sortirent de toutes les issues de la base jusqu’au sommet de la pyramide en psalmodiant un hymne à la vie. Un nouveau Babel avec des festivités encore plus grandioses, que les derniers jeux Olympiques à Pékin, ou le dernier gay pride dans le Nevada, avant le cataclysme du sida. Neptune s’occupa des sources, des fontaines, des piscines, des jaccusis et aussi des robinets de cuisine. Le service des eaux dans sa généralité ! Bref. Il est en nage ! Après l’hymne, c’est-à-dire une variante de toutes les hymnes nationaux, chacun prit connaissance et part de son rôle dans cette société nouvelle. Cela dura plus d’un an solaire du calendrier présidentiel Chiraquien. Mais sitôt la distribution des rôles déterminée, le petit chinois repris son occupation préférée ; d’emmerder le petit Dalaï-lama. Le petit Georges tira sur la queue des vaches pour les faire péter, et provoquer des gaz à effets de serre. Le petit Sarko, lui devînt un peu plus sage, bien qu’il fasse ses coups en douce. La petite Angéla, sage devant la télé à regarder Heckel et Jeckel, un dessin animé avec deux piafs Ce seront les futurs dirigeants de la cité, une fois adulte. Les déesses, les princesses ; les nymphes, les muses, les fées, les femmes, vaquent en papotant et les mecs, les durs, les dragueurs, le tout masculin, se défient en se mesurant leur bite. Le travail n’existe plus à part les tâches dites vitales et l’agriculture qui est à quatre-vingt-dix-neuf pourcent mécanisée et robotisée. La nouvelle arche « prends vie » sous l’œil médusé de Zeus. On dirait presque que c’est du déjà vu ! Je crois que Zeus zyeute plutôt la petite Carla. Le top model de la cité. Les dieux, comme toujours peuvent « tout se payer », maintenant on dit : se taper, comme dans le passé.

Je vais vous dire, il n’est nul besoin de vouloir un autre monde, le paradis c’est ici-bas.

L’injustice, l’inégalité, l’incompréhension, le pouvoir du pouvoir, le vouloir du pouvoir sont innés à la vie. Tout ce qui vit, subit un moment ou à un autre le côté supérieur ou néfaste d’un autre vivant. Parfois même un besoin vital de parasiter l’autre. La RE-LA-TI-VI-TE.

N’a-t-il pas aussi dit : Rien ne se perd ! Tout mû, se transforme. (Einstein)

Une île… Un nouvel eldorado, à la résonance qui fait rêver : Martinique.

La graine d’homme qui aurait aimé prendre racine en cette terre. Il s’est avéré que pour moi ce fut une cité interdite ! Est-ce parce que je n’avais pas mon quota de négritude ! Alors graine de résinier lorsque j’aurais trouvé ma cité, je te mettrai en terre et nous vieillirons ensemble.



21. DU BLUES, DU BLUES, ENCORE DU BLUES.

Du blues ? Alors je vais ; je vais pouvoir faire hurler le saxo, frapper le tambourin pour les bourrins !-Qu’est-ce je fous ici ? Me suis-je planté de planète, de siècle ? -Non ! Juste de lieu je crois ! Trop facile d’en vouloir à la Terre entière ! J’ai quand même besoin de déverser un flot de mots, d’insulter ma propre existence. Mais aussi ces imbéciles qui m’entourent, que je croise, ou avec qui j’échange des relativités relatives, baignées de banales banalités banalisées, marginalisées dans leur noix de coco cérébrale. A part bouffer, boire, baiser et la télévision ! Il ne reste plus grand-chose après. Le pire, c’est lorsque ces « petits-hommes », se prennent pour dieu. Qu’ils pissent dans le graal, en se trouvant géniaux, exhibant leurs bijoux de famille libidineux. Les prétentieux ? –Oui c’est ça ! C’est vrai, je le fais parfois, pour rire, pour la provoc. Mais je garde un minimum la tête sur les épaules ! – Et quand on me dit que nous vivons une époque formidable, et que notre société est la meilleure de tous les temps ! Que par exemple la misère a changé de visage ! Que les pauvres sont plus riches ! C’est marrant non ? –Heureusement que le type qui dit ces âneries est justement dans la télé. Sinon je me ferai un plaisir de le buter, c’est un boulet ou alors un qui se dit philosophe contemporain, porte-parole, intellectuel ou penseur ! Puis comment se fait-il que plus le temps avance, plus je me sens esclave de ma propre vie, au-delà des questions alimentaires ? Je n’avais pas ce sentiment il y a juste quinze ans ! Par contre je suis un privilégier je suis sous les tropiques, aux îles. Certes souvent gogol land ici, avec sa corruption palpable. Or du soleil presque toute l’année. Pourquoi se plaindre ? Je reviendrai un jour pour parler de l’information\ désinformation, alphabétisation\désalphabétisation. – La pauvreté spirituelle est pire que la pauvreté matérielle, car la seconde te laisse crever sur place ! J’en parlerai bien sûr, en tant que mes convictions propres. Bon revenons à mon blues, car il faut être IMPORTANT pour parler des sujets politiques ou économiques. J’en suis encore qu’à l’état larvaire…

Où j’aimerais être à cet instant ? – Dans la forêt Amazonienne, la bite en fleur, la marguerite au bout de mon arc, un cache sexe végétal, parce que je suis pudique et que le coton chinois n’a pas encore envahit le territoire. Allant en boîte de nuit aborigène ou papoue dont les seuls sunlights sont un feu de camp et la pleine lune. Ça c’est un idéal ; pas un rêve !

Au lieu de ça, je suis là comme un arbre creux qui tire encore sa sève de ses rêves état-d’âmiques, décalé et recalé trop souvent. Psychiquement, j’ai le sentiment de devenir fou et con à la fois. Je suis fait comme un rat. -O société, culture, patrie, religion ; vous me baisez ! –Alors il me reste ça le blues, un errements mental, une évasion, promenade de santé spirituelle. Dieu merci, non conditionné ! -Vas-y Florent gueule, chantes haut et fort, qu’ils n’auront jamais notre liberté de penser ! Depuis Bala, personne n’avait fait une si vraie chanson.

Et cet autre fou, au sens figuré bien sûr, qui dit : -Donnez-moi un levier et je soulèverai le monde !

Monsieur Einstein, je vous admire, car ce levier à la portée de tous, est le verbe. Car lorsqu’on dit : Je t’aime ! Je suis convaincu qu’à ce moment là, je soulève tout un univers ! Bien sûr, ce n’est encore, qu’une relativité relative ! Mais essayez de le dire à chaque personne que vous croisez et on ne tardera pas à vous traiter de fou, comme je viens de le faire pour Einstein ! Le fait que vous puissiez dire « je t’aime » est déjà un levier formidable, je vous assure, physiquement plausible et réel. Il suffit de regarder les yeux de l’être à qui est adressé ce « je t’aime ». Imaginez s’il y avait la télé lors de votre passage sur terre Mr Einstein ! On aurait entendu moins de conneries. Et la face du monde aurait certainement, réellement changé !

Et ça aussi c’est bizarre ! C’est la Pentecôte aujourd’hui, Dieu contribue timidement en tamisant le ciel ! –Il a fait beau hier, il fera beau demain dit la météo, mais pour l’heure c’est couvert. Comment ce fait-il que toutes les célébrations, Noël, Pâques, en règle générale, liées à la vie du P’tit Jésus, le 14 juillet, il fasse un temps pourri ou un peu pourri ? Je vous le dis : -On n’est pas sauvé ! Ou sinon ce que j’appelle le calendrier papal est mal fichu ils ne tiennent pas compte des changements climatiques ou le réchauffement. A remettre à jour, les fêtes religieuses, et commémorations mortuaires doivent avoir lieu que les jours de mauvais temps, c’est une décision divine ! Sinon faut stopper le réchauffement coûte que coûte.

C’est aussi possible que le Vieux, essaye de nous dire quelque chose, qu’il attire notre intention. Parfois en nous balançant des orages, des éclairs pas au chocolat, ni au café, de la neige, une pluie torrentielle, enfin tout ce qui peut, il faut le dire, faire chier toute la création, mise à part la végétation. Comme si on se souvient de ce qu’il a fait le fiston, il y a deux mille ans. Quand on pense que nos politiques ne se souviennent même plus, ce qu’ils ont dit, avant les élections un mois auparavant. Que la plupart des mariés, oui mariés ne se souviennent pas non plus ce qu’ils se sont dits devant l’assemblée familiale et amicale de la paroisse, des bouffeurs bringueurs à l’œil, au bout de trois ans ! Divorce.

Enfin moi ça va. La neige aux Antilles à Noël, je trouve que ce serait une très bonne idée, comme Paris/plage. Et puis je rajoute, lorsque je reprends mes notes, le premier jet, en fait nous sommes le premier mai 2008. Que 7 ans plus tard, il y a eu 7 fois plus d’évènements. C’est rassurant le monde bouge, du cul… Il fait beau, c’est aussi la fête du muguet, même aux Antilles, je souhaite à tous beaucoup de bonheur de travailler, vu les temps qui courent.

Je me demande quand même le temps qu’il fera, lors que je lui rendrai mon âme au Vieux… Et puis si, il peut me communiquer la durée du voyage que je puisse prévoir des magazines ou des films de cul à insérer dans mon lecteur DVD. Adieu…

 

22.QUELQUES RIMES.

« Etreinte collante, suante ; nu, contre ta peau,

J’y laisse ma pudeur, mais aussi mes craintes, et mes peurs.

Mon oasis tendre et chaud,

Où nous avons dévoré nos désirs et leurs ardeurs. »

Ce n’est pas une affaire d’état

Mon cœur sort de son coma.

Morphée s’étant ensablé

Et Demoiselle Nuit s’étant retirée.

Mister Matin se lève avec la gueule de bois,

Mon corps encore endormi en émoi.

L’Aube me réveille avec «  la gaule » à la main

Sans savoir la gouverner, ni comment !

Ce n’est ni la faute des gaulois, ou des romains,

Ma Gaule à moi, c’était toi.

Les Francs, les Vikings, les Germains,

Lorsque dans ton cœur, j’étais roi !

Mi-cuit, mi- cru, al dente, comme on dit dans les cuisines ! Ce doit être une déformation professionnelle. Dans le panier du marché, il y avait quatre rimes et six lignes de texte un peu douteux ! Une heure pour transformer tout ça, c’est pas mal ! –Qu’en pensez-vous ? – Madame est servie ; une étreinte collante, accompagnée de quelques vers et une bonne gaule du matin frais !!! Après le jus, un café !



23.GUERRE FROIDE ENTRE U.S.A ET U.R.S.S.

Envoûté, planant, béat, comme une guimauve, je suis. Dans la tête c’est du chamalo, je me sens une nation aujourd’hui : U.S.A (Union Statique Amoureux). Le jour des élections. Qui dit élection dit sélection choisie. J’attends son suffrage par voie téléphonique, par sa douce voix peut-être un peu tremblante, pour un premier rendez-vous au sommet, sur la Lune. Alors ? –Tu vas sonner ! Tout devient flou tout autour, j’ai les guibolles qui flagellent comme une jeune fille qui va se marier. –La comète va entrer en collision avec la Terre. Soit c’est l’impact, soit le coup de fil imminent ! Drringgg ! –Que vais-je lui dire ? Peut-être simplement : – Allo c’est toi ? J’attendais ton coup de fil. Ou sinon gueuler comme Lara Fabian dans le combiné : Je t’aiiimme, comme un fou… (A l’époque je ne la connaissais pas).

Le rendez vous fut pris. Chandelle, restaurant et tout le tremblement, ce fut Venise : U.R.S.S (Union Ravageur des Sens et du Sexe), quelques temps. Au bout duquel, je me surpris un jour de mauvais temps, derrière ma vitre de fenêtre, à chanter : -« Ne me quitte pas ! » Sans vraiment y croire. Un éclair fendit le ciel et la pluie quitta ses oripeaux. Je chante si faux que ça ! – Oui en vérité ! Je remercie tout de même Brel pour cette belle chanson.

Elle s’en fut allée, avant que j’attaque le troisième couplet. Ensuite j’eus tout loisir à chanter à tue-tête, je ne dérangeai plus personne. Et là tout le répertoire du style y passa : « Les feuilles mortes », « Les amants de Saint-Jean », « Les amants séparés », chanté par Montand, « Natacha » ; Bécaud, et tant d’autres que je me surpris moi-même. Lalanne avec « T’es marron », Cabrel avec, attendez, j’aime ces quelques vers :-«  Laisse-moi me blottir contre ta peau 4 étoiles, dans ton corps cathédrale, pour ne plus revenir… ». J’en passe. Toujours est-il que moi, j’estime que mes histoires d’amour finissent toujours bien, la preuve je ne me suis pas suicidé, ni pendu, ni mis une balle dans la tête à quiconque. Surtout pas la mienne, j’ai encore des tas de choses à faire dans ma vie, et je ne voudrais en rater aucunes à venir ! La nature de l’homme est pénétrable, contrairement aux voies du Seigneur ! –« Femme, femme, femme, fais- nous nous voir la vie ! Femme, femme, femme fais- nous voir l’amour ! –Monsieur Serge Lama, applaudissez ! Applaudissement !

Et puis : -Avec le temps tout s’en va ! La la la. Puis est arrivé un truc qui couvait depuis un long moment, dans les années 80, qui au départ devait être cool pour tout le monde : -L’égalité des sexes, génération Mitterrand, pouvoir d’achat que c’en était presque de trop etc. Et là, je n’étais plus tout seul, hein Jeff ! A me morfondre de mes ruptures. Plus inimaginables, que l’on aurait cru. Le pognon ne fait pas le bonheur, mais contribuât amplement. Cinq ans plus tard. « La crise ». Des familles entières sont restées sur le carreau, matériellement, financièrement, sentimentalement à chialer le départ de l’un ou de l’autre dans le couple. En France, on divorce. Sentimen-tales-moi / Donnes-moi amour, émoi. Plastic B. Explosif ! – Les gosses s’en remettront ! Entendis-je. – C’est vrai on s’en est remis ! Depuis les chansons vous les entendez comme moi, à part Lara, Céline et quelques autres. Vous les femmes, dans beaucoup de chansons actuelles, vous avez prises, le qualificatif de «  salope ». Je n’arrive même plus à vous chanter faux ! C’est vrai qu’il y a un sacré répertoire, et avant d’y épuiser la totalité, y’a le temps !

 

La vraie question c’est (sérieux s’abstenir) : Est-ce que la liberté sexuelle, l’égalité des sexes, un féminisme acerbe n’ont pas tués les chansons d’amours d’antan ? Remarque il faut que s’arrête les chansons d’amour dans la musique Zouk surtout. Aux Antilles, il n’y a pas une seule radio qui n’en diffuse pas. Les paroles sont à chier, heureusement qu’il y a du rythme ! Et le rap ; raciste, macho, discriminant, par ceux -là même qui se disent subir la discrimination : – Mon « frère » veut-il encore me vendre aux négriers ? – C’est mon humble avis ! Ne pas confondre véhiculer une culture avec lobotomisation culturelle. Heureusement en certaines nuits, hurle encore le Gwo Kâ !

En fait l’amour, c’est comme l’âme, nous ne savons pas trop ce que c’est. Et nous n’avons pas fini d’en épuiser le sujet… sauf peut-être en Zouk !



24.CERCLE AMICAL, PARFOIS FERME !

L’amitié. Encore un vaste sujet. Malgré le titre, ce ne sera pas le sujet principal, juste prédominant. Simplement le facteur cheval, déclenchant de mon état d’âme.

Des mois s’étaient écoulés, après notre rupture, j’essayais de réorganiser ma petite vie en solo. Bien qu’au début, je refusais les invitations de nos amis communs. Les mois passants, un soir, j’acceptais sur leurs insistances, une de leurs invites. Et je m’été dit que ce n’est pas en restant à la maison que je rencontrerai une nouvelle « compagne de route ». Il est préférable en ces « temps modernes », (bien que pour moi, chaque jour est moderne, dieu merci, cela invoque une continuité), de ne pas dire une « nouvelle femme », ça fait vieux jeu ! On peut dire : Une nouvelle petite amie, même avec beaucoup de kilométrages, on sait qu’elle n’est plus toute neuve même neuve, à bien regarder je suis un spécialiste pour détecter les heures de vols de mes congénères féminines. Je suis d’accord, comme disait ma grand-mère il faut appeler un chat, une chatte ! Non, non je ne me suis pas trompé ! Je sais que ça t’énerve dans ta féminité, mais la vérité peut être déformée, mais reste la vérité… Toujours en spécialiste, j’avoue que je préfère. Pour moi et pour vous, mes chéries, il y a un temps pour s’épanouir et un temps où vient la fanaison !

J’acceptai donc cette invitation au resto. L’ami me dit au téléphone que nous serons quatre couples et moi.

-Tu les connais, tu sais blabla !

-D’accord à quelle heure ?

  -Vingt heures !

Restaurant « La Marine », sur la marina, la brasserie ! La conversation allait bon train, l’apéritif se prolongeait. Les échanges platoniques et de convenances, l’amuse-gueule, qu’on sert à l’apéritif, si vous préférez. Ensemble convivial.

Au moment de passer à table, mon premier petit malaise, je m’aperçus qu’il me manquait ma moitié et me suis retrouvé en bout de table. Jusqu’à là tout allait relativement bien. Mais au fil du repas je suis devenu transparent. Ayant m’aperçu de cela, j’ai fermé ma gueule, et fini le repas à les écouter. Poli le garçon ! Moralité de cette histoire, c’est que lorsqu’on est célibataire, « le fermier fait plus attention à sa poule », dès fois qu’on serait un renard sous notre déguisement de chien docile ! Après l’addition, « mes amis » prirent le digestif au bar, je restais à table, pour réfléchir un peu et c’est vrai que je faisais un peu la gueule.

– Ils m’invitent pour me distraire, et je finis par servir de postiche muet dans le décor : La cène Acte dernier ! –Très certainement, tu aurais été là, mon cœur, la soirée se serait déroulée autrement ! Je songeais donc à nous, mais au lieu de cela ce sont d’autres mots qui défilèrent dans ma cabosse comme : Les Jardins suspendus de Babylone (merveille), le Sahara (désert), porte Nabatéenne (immense), l’oiseau de feu (moi), et Vénus (toi). (C’est à la relecture que j’ai fais l’analyse dans les parenthèses). J’étais dans mes songes éveillés, lorsque le serveur m’interpella : -Monsieur, vous allez bien ? Je revins à la réalité, et en tournant la tête du côté du bar, je vis que les oiseaux piailleurs étaient partis nidifier vers d’autres horizons ; En émergeant de mes rêveries une vague tunisienne de solitude m’immergeât. Je quittai la scène tel un pantin démantibulé, presque anéanti. J’habitais tout prés, et je suis rentré en me disant qu’avec ton départ, certains cercles amicaux s’étaient refermés. Deux moitiés, c’est ce qu’ils sont en couple, je ne suis plus qu’une unique moitié ! Aurais-je perdu mon entité, mon identité, ou bien même ma personnalité ? – Je crois que j’ai perdu néanmoins, des amis qui n’en étaient pas ! Je n’irai plus me faire chier dans leurs dîners à ceux là…Je suis si bien chez moi, avec toi, dans mes songes, mes rêves, virtuellement…Ne vaut-il pas mieux d’être seul que mal accompagner ? -Non. Tout dépend de l’état d’âme !

 

a. LA RENCONTRE.Le TEMPS, infirmier, guérisseur, médecin, sorcier à plein temps des guérisons des peines du cœur ! Or la vraie guérison vient souvent des nouvelles rencontres, la rechute aussi, mais le mal vous atteint moins. – On est vacciné ! DTVax (Doit Trouver viande au mieux), ou BCG (Beau Con Généralement).

Cette fois la rencontre eut lieu dans le cadre professionnel. C’était la « mise en place », comme on dit dans le jargon de la restauration. Deux nouvelles serveuses prirent leur service ce soir là et c’était le moment des présentations. Le personnel était très cosmopolite au « Le Brasil », son patron Serge. J’avais le poste et rôle de responsable de cuisine. Les présentations débutèrent par l’une des serveuses : -Vanessa dit-elle, origine portugaise !’(Jolie, et du caractère) – Manolo, origine brésilienne (devenu un pote) ! – Fatie, origine marocaine (la responsable salle) ! –Pedro, origine juif italien (le petit ami de Fatie et commis), vînt mon tour, origine indienne Bangladesh, alors apparut en cuisine : – Moi c’est Chocolat, je suis antillaise ! Nous avons tous éclaté de rire bien sûr ! En effet, sa peau est si noire et lisse qu’on aurait pu dire qu’elle avait la texture d’une plaque de chocolat noire à 80% cacao. Une martiniquaise. J’ai tout de suite eut un petit faible pour elle. De l’humour à l’amour, il est vrai, qu’il n’y a que deux lettres qui séparent ces mots. Entre nous il y avait son mec et peut-être des amants ! Je le lui ai avoué tout de même bien plus tard, mes sentiments. A ma grande surprise, j’ai vu cette jolie négresse rougir, c’est-à-dire devenir encore plus noire ! Elle fut une collègue assidue au travail, une amie plein d’humour. En son souvenir, le petit b, est dédié. Claudine dit : Chocolat par l’équipe.

 

b. CHOCOLINGUS.

Je pense avoir éclairci l’ambiguïté du titre, sinon il n’aurait pas son état d’être dans ce chapitre qui vous savez, traite mes états d’âme. Je mentirai si ce ne fut pas le cas. Je l’aimai donc en silence. Elle le savait.

Alors il est normal que chocolingus ait une connotation dite sexuelle. Comme on dit pour rigoler : -Sucer n’est pas tromper ! (Entre-nous qu’une amitié sincère, à ma grande déception)

Ainsi commence la petite prose cul-inaire.

 

Elle croque la vie ; chocolat à croquer.

Elle sourit, et je fonds ; fondant chocolat

Au soleil, elle luit, tel un nappage,

Me donnant envie d’y planter mes dents.

Elle prend des bains de soleil, de mer, nage

Ma forêt noire, sauce chocolat en nage

Elle entretient son teint !

Espiègle, coquine, ses yeux brillent,

Telles deux pastilles,

Chocolat au lait.

Elle est fâchée ; chocolat glacé.

Chocolat amer, elle est tristesse.

Vanité, gaieté, paresse,

Chocolat granité.

Noir, blanc, beige, mousse trois chocolats,

Elle se pare de mousselines, part en gala !

Dans ses veines coule du cacao,

Du sang pour sang, -Ma Choco.

Je te « crunch », te « galak »,

En morceaux, ou en plaque,

Ma Noire divine, Claudine !



25. À CE SUJET, JE VOUS LAISSE.

 

Quel sujet ? Les états d’âme, bien sûr ! – Est-ce parce que, je n’en ai plus ! Non, certes, tant que nous sommes en vie, nous ne pouvons n’avoir d’états d’âme ! Mais tous ces états d’âme, me mènent dans une autre vision des choses, d’autres horizons, d’autres expériences. Très certainement dû à l’intelligence et la conscience « humaine ».

Cet autre monde, je l’appellerai « l’autre paradis ».

Alors l’âme en peine, pour bagage ; mes rêves, mes espoirs, mes regrets ; (qui n’en a pas) ! Mes nostalgies en guise de grolles, je pars à la quête ou la conquête du bonheur…

Je rejoins la grande confrérie des «  don Quichotte ». Rechercher ma moitié perdue, ma dulcinée, ma bien aimée. Celle qui sera le miroir de mes rêves. Celle qui accompagnera mon âme dans l’au-delà.

Souvent je fredonne une chanson de Michel Fugain, dans mes voyages, mes longs déplacements, sur la route ou sur la mer :

 

« Même dans cent ans,

Je n’en aurais pas le temps (bis)

Et même dans mille ans,

Je n’aurai pas le temps

Découvrir l’univers… etc.

Pourtant le tour de l’univers, m’est plus facile, plus à ma portée, que ce Monde, cette Terre ! L’univers est là, en nous…Enfin c’est ce que je crois ! Des marins « fous » font le tour du monde en solitaire, moi, je deviens « fou » de faire le tour de mon univers en solitaire. Dans un univers où l’héroïne se dissipe, dans les brumes cérébrales à couper au couteau, de mon cerveau « dédalesque » aux moments cruciaux. Où pour clore, l’éclosion d’un espoir, une pluie acide lacrymale, efface même son ombre. Le générique & THE END.

 

L’administration divine refoule toujours et encore mon dossier, ils sont débordés comme ici-bas. Cossards aussi très semblablement. En attendant, ce qui m’énerve, ce sont ces âmes commerçantes qui lorsqu’elles me voient s’écrient : -Salut Ji-ef, alors, t’as trouvé ton bonheur ? Qu’est-ce qu’elles savent du bonheur, dans leur petite vie de peigne-cul routinière ? –C’est leur vie, me disent certains de mes amis. – D’accord ! Mais quand tu vas dans une chiotte publique, et que c’est bombardé par la merde des autres, t’es emmerdé pour toi et pour ceux qui passeront après toi ? Là, c’est pareil, qu’est-ce tu veux j’ai du cœur moi ! Je n’aime pas les cons. C’est le pire de tous les fardeaux de l’humanité. Et le vrai bonheur, lorsqu’il frappe à ma porte, je sais lui ouvrir tu sais ?

Bref, comme dirait Pépin, la terre est ronde, on ne peut pas chier dans les coins ! «-Et ça sent la morue, jusqu’au cœur des frites chantait Brel dans « Amsterdam ». Et là, qu’est-ce tu veux ? Je sens l’hypocrisie jusqu’à dans leur âme, à ces âmes commerçantes. Alors ça m’étonnerait, que mes états d’âme cessent. Lorsqu’ils ne seront pas sentimentaux, ils seront moraux. Je pense que mes états d’âme, les états du cœur ou de l’esprit, ont la même réactivité, d’un seul élan, d’un seul tenant avec mon corps, mes paroles et mes actes…Je suis certain que je trouverai mon âme sœur. C’est le but ultime de cette vie terrestre. Au revoir mes amis, adieu…



L’AUTRE PARADIS.

CHAPITRE 2.« L’autre paradis ici ou ailleurs, sur les traces du bonheur. »

 

INTRODUCTION.

L’autre paradis, c’est prendre du recul, et d’en tirer la meilleure substance ; des faits, des échecs, des peurs, des peines, et la liste est longue ! En tirer une leçon, une philosophie, une autre manière d’agir, une autre vision des choses, de la vie, des sentiments divers. -Et quand on le peut ; se faire sourire, avec une touche humoristique ! Néanmoins ou tout du moins, ce chapitre en est la démarche humble, à ma façon. Une psychanalyse du déroulement de ma vie ! -Faire momentanément abstraction de certains points du film de sa vie, et voir dans la mouise, de la joie. Ce qui me rappelle le dicton de Confucius, je crois qui disait : -« La joie (la beauté) est dans tout, il faut savoir l’extraire .C’est cela que j’essaie d’appliquer !

En fait les plaisirs vitaux, suffisent à un être, d’être heureux ! –Manger, boire, baiser, dormir. Le quarté gagnant ! Le quinté +, il faut cocher la santé ! Et puis t’es le roi du monde ! Les autres sont des cons. Un jour ou l’autre ! C’est vrai, et c’est la vie. Il y en a avec majuscule, d’autres avec minuscule, et encore d’autres insignifiants. – Dans la catégorie, je suis content d’être insignifiant ! Vous voyez ma philo, c’est facile à appliquer. Pas besoin de rebouteux, sorciers, psys, ou ton pire ami (e).

Il y a aussi ceux qui veulent monter, monter si haut, qu’ils pourraient dire bonjour, et serrer la main au Bon Dieu. Tout en sachant que c’est l’illusion d’un paradis qu’ils recherchent. –Artificiels, artifices d’un karma, j’appelle ça ! Qu’importe, il est vrai que chacun peut interpréter son paradis terrestre, et même bien plus, son au-delà !

Pour l’au-delà St-Jief, aimerait décrocher la Lune, pour l’offrir à toutes les femmes de la Terre ! En attendant : -désolé d’être, si on veut ! Ensuite l’âme de St-Jief, accrochée au porte- manteau céleste, errera entre ces deux mondes pour voir ce qu’elles vont en faire de cette lune encombrante. Je suis sûr, qu’elles voudront la remettre à sa place. – Ce sont des caprices de femme, n’est-ce pas !

Alors oui, je m’égare ! Ce que je voulais enfin de compte dire, c’est toujours les mêmes qui nous pourrissent la vie : Les prétentieux, les femmes, et le pire ; les cons ! Les prétentieux, on peut leur claquer le bec, les femmes, on leurs pardonne, mais les cons sont une plaie ! Coluche l’avait déjà souligné en gras, je remets une couche fluo. Le pire c’est qu’ils se procréent. Mais c’est aussi la vie ! -S’il n’y avait pas de cons, il n’y aurait pas son opposé. Allez, buvons à notre âme et semons la tolérance, et l’amour, car tout ce qui vit, est mû par amour et mûrit par amour…

-D’accord Monsieur le curé, j’aime bien les cons, mais dîtes leurs, qu’ils restent chez eux !

Je m’emporte un peu, certes, parce que « l’autre paradis », c’est mon regard sur les voyages effectués, les gens rencontrés, ces énergumènes justement, les empêcheurs de tourner en rond, ceux qui vous aident, ceux qui vous aiment, ceux qui vous haïssent, les femmes, les gosses, les piafs, les squales, les hyènes. -La Nature dans son exubérance tout compte fait ! Oh là ! –Tavernier, la même chose ! Amis levons le verre à la santé de la vie ! J’espère n’avoir pas été trop con sur ce coup là ! Allons voir ces paradis…



1.RATATOUILLE NIÇOISE.

Un patchwork, des idées fragmentées de la situation, que j’essaie de mettre côte à côte, essayant d’assembler, comme un puzzle. Assis sur le banc que longe une fontaine, dans ces petits parcs fleuris et boisés qui bordent le bord de mer, de la « Promenade des Anglais ». Télé visuellement parlant ce serait un téléfilm de série navet. Deux jours auparavant, j’avais dégotté un poste de pizzaïolo au cours Salaya, la vieille ville. L’endroit me plait. Mais faut faire le point. J’ai eu de la chance en vingt à vingt-cinq minutes j’ai décroché ce job. Cinq CV distribués, et j’ai été me prendre une bière, lorsque le portable s’est mis à sonner ! L’intention du directeur, s’était porté sur la mention « Loisirs » où j’avais entre autre mentionné mes vrais loisirs et avais ajouté : Collectionneur (de jolies femmes). La vérité, je vous l’assure ! C’est deux semaines plus tard après l’embauche, qu’il me le confia au cours d’une conversation sur le zinc. –Monsieur Jean, je vous salut !

Or c’est dans un état d’esprit troublé, que je faisais le point. Ratatouille Niçoise. Et tout compte fait cette petite métaphore me traversa ma calebasse cérébrale :-Laissons le fruit prendre le soleil et mûrir. Il ne sera que plus facile de le cueillir. »

La vie n’est déjà pas facile alors pourquoi compliquer ! Les choses simples peuvent se compliquer, et les choses compliquées peuvent se compliquer !

-Allez, regarde la d’un autre angle la vie, me suis-je dis en secouant la tête. Effectivement les jets de la fontaine se mirent à me faire un show d’eaux ; je me surpris en contemplation muette et laissais mes pensées coléreuses s’écouler avec elles. – « Vomir » mes soucis existentiels dans ces eaux crépitantes, murmurantes de secrets, qu’il me fallut décrypter !

 

L’air était encore doux en ce fin mois de juin. Parfois, je ne sais lequel des 32 vents du sud de la France, taquin, en petites rafales, s’amusait à faire le bruinisateur, avec les jets.

Et maintenant que mes yeux s’ouvraient sur l’extérieur, je vis ce jardin plein de charmes. Une imitation arboricole de la fontaine, avait été plantée en fond de décor. Un cercle parfait, taillé récemment. Et de cette base, partaient vers l’azur ; des tiges fines, porteuses de grappes de fleurs retombantes par leur poids. Ressemblance de la fontaine, ou les gerbes tombantes d’un feu d’artifices. Je complimentai le paysagiste jardinier, dans ma tête ! Quelques mouettes fendirent l’air au dessus de ma tête. Que cherchent-elles en pleine ville, subissent-elles une mutation alimentaire ?- Le marché aux poissons est plus au nord pourtant ! Ou bien alors, elles aussi elles volent parce qu’elles ont faim ! – Pauvres bêtes sédentaires !

Quelques bancs plus loin, comme dans tous les parcs, les jardins publics du monde, il y a des vieux assis, qui égrènent le temps, par beau temps. – Où l’ennui devient un art, pour sûr, vu par moi ! Bien que je connaisse chez certains la profondeur de leur solitude. Ça me déchire, de savoir que certains attendent la mort, pour rejoindre leur bien-aimée, partie la première. Quelle société de merde tout de même ! Jusqu’où irons- nous dans l’individualisation, et du « jemenfoutisme » ? C’est alors qu’au loin un clocher clocha six coups. C’est celui du cours Salaya. Temps pour moi d’aller bosser. Je passe devant l’aire de jeux. Les gosses font du patin à roulettes ou du skate-board. Retour dans ma jeunesse, je n’ai jamais été très doué dans ces deux disciplines ! Je les vois chuter, se relever, s’élancer et me suis dis que la vie devait être ainsi : Se relever de ses chutes et s’élancer à nouveau…

 

 

a. QUATORZE JUILLET A NICE.

Je vous avoue que c’est le plus triste 14 juillet de ma vie. Nice est une ville envahit par le nord et le reste de l’Afrique ! La discrimination ? Allez-vous la foutre au cul ! La France étant ma patrie d’adoption et je la respecte en tant que telle ! Je n’ai jamais donné l’impression, ni l’envie de l’envahir. Je pourrais employer le terme d’invité, et ma conduite est comme telle ! Alors quand ces salopards mafieux d’arabes et de nord-africain font la loi sur la ville de Nice. « Quand vous les arrêtez à Poitiers, ils arrivent par l’Espagne ». Ça me débecte. Ils sont entrain de « sidater » la belle Côte d’azur ! – J’assume. Pour l’avoir subit, « la mafia »de mes couilles nord-africaine. – Au 15 septembre, le directeur m’appelle, et me dit Jeff : -Tu es intelligent, et je crois qu’il est préférable la vie qu’une prime de saison. C’est là qu’il me dit que je suis sur la liste. Quelle liste ? Et oui ces bougnoules peuvent vous planter un coup de couteau dans le dos pour quelques centaines d’euros. Gagné par la sueur du travail, avec eux. Bref une drôle de saison et une sacré galère ! Il n’y a que les cons qui diront que je n’aime pas les Arabes et les Nord Africains. Ce n’est pas le français qu’ils doivent apprendre pour être français, mais le savoir vivre, le respect des valeurs. Je serais assez curieux de voir actuellement, si Monsieur Sarkozy, a fait son ménage prodigué dans sa campagne électorale. Il y a du boulot. A Nice il faudrait commencer à virer le maire d’abord. J’arrête de m’énerver ce n’est pas bon pour la santé !

Qu’on ne s’emballe pas ! Toutes personnes, vivants loin de ses origines, respectant le sol qui les accueille, fait partis de l’humanité et la plus grande famille qui existe toutes nations confondues, que les artistes nomment : Citoyens du Monde ! C’est cette France que j’aime et que j’ai connue. – La victoire ne se gagne pas avec la marguerite au bout du fusil ! N’en déplaise à notre Sardou national ! On peut dire ce qu’on veut, c’est la censure, le politiquement correct est une censure. On ne peut être dans un pays démocratique, avec le droit de la parole et du verbe et être censuré ! Si ? -Parce que c’est déjà une première atteinte à la démocratie, à la liberté de penser. D’ailleurs je n’ai toujours pas compris cette hypocrisie de la démocratie occidentale. -Personnellement quand un individu m’insulte ou qu’il me dise mes 4 vérités, j’en rigole. Il se défoule, c’est son droit ! C’est qu’il est blessé par quelque chose qui le dépasse ! Et ce 14 juillet à Nice, c’est de la merde ! Je m’attendais à quelque chose de grandiose ; toutes les nations sont présentes, en ces temps estivaux, de vacances ! Une vitrine sur le monde. -Mais que fais le maire et sa mafia ?

Je prends place sous les arcades, d’après mes renseignements, je pourrai voir le défilé, certes minable, mais c’est bien pour cela que je suis sorti de mon terrier en ce jour de repos hebdomadaire ! Parce que je ne suis pas en vacances, et je travaille dur comme un arabe ! Discrimination ? -Non, langage et culture française. Que les quarante croupissants de l’académie française me pardonnent, pour ce langage châtié ! Il y a Ceux que j’admire. Je ne les citerai pas tous, à part Marguerite qui nous a quitté, je lui envoie ma joie, même si elle peut s’asseoir dessus à présent ! Et puis je commande un café, des petits pains au chocolat que je vis sortir du four. Le tout je vais tasser avec une hollandaise, pour ne pas citer la marque de la bière ! Sauf si elle m’envoie ma caisse à vie, gratuitement, comme cela se fait pour les grandes marques, d’un baron devenu, baronne ! Qualité française importée, un peu comme moi ! Hi hi ! Rigolons, rigolons, on a gagné contre Hitler ! Une leçon pour les démocraties : «Quand on ne peut faire la guerre avec le Verbe, on prends les armes ! ». Les piafs, et les banabanas (marchants ambulants de colliers africains et pacotilles), ont reniflé ma présence. Aux piafs, j’émiette mes pains au chocolat, et au banabana, j’achète un collier de corail blanc. Celui là, je ne me le ferai pas braquer, tout le monde en a ! Je marchande. Ce n’est pas parce que je pousse mon café avec une bière, que je m’appelle Rothschild !

Et puis, j’attends les tambours, les tambourins et les bourins passent avec leurs tambourins. Je n’y vois pas grand-chose, il y a un mur humain qui s’est formé en dix minutes ! Style Malbrouck s’en va en guerre ! Costume rouge à lisières chinoisées dorées ! Ça fait de la couleur bien mariée, pour un jour sanglant apaisé. Prram, pramm font les caisses claires, soutenues par les grosses caisses, les clairons, et l’unique trombone ! Minables ! D’ailleurs on devrait supprimer ce genre de spectacle, pour le contribuable locale et ne diffuser télévisuellement que le grand rassemblement à Paris, avec la patrouille de France ! Une commémoration sur les ruines d’une idéologie, amené à disparaître. Nos morts sont bien morts.

Aux armes etcetera… J’aime bien moi la version Gaisbourgienne, en reggae. J’entame la Marseillaise dans ma version : Marchons, marchons, la fleur au bout du fusil, la victoire se gagne aussi, en chantant, en chanson ! –La mort, s’est plus marrant, c’est moins désespérant en chantant à Nice, un quatorze juillet ! Lola rastaquère rasta que sa coucoune inonde nos sillons ! Ah oui, je vois en note : Le voile qui nous sépare de la mort, est aussi fin, que l’hymen d’une vierge ! –D’un autre côté, c’est vrai qu’il vaut mieux être obsédé par l’hymen que par l’hymne nationale ! Tous les anciens combattants sont morts alors. Et les nouveaux ?

C’est pour ainsi dire que ce défilé minable me laissa pantois ! Alors je décidai de regarder du côté des culs. Ce qui ne manquait guère (pléonasme !) dans le champ de bataille nouvelle ! De très jolies jeunes femmes font du lèche- vitrines sous les arcades, à ma grande joie, je pus faire du « léche-popotins » ! Tout aussi honnêtement qu’elles dévoilent, ou laissent entrevoir leurs charmes ! Pourquoi le 14 juillet, on ne descendrait pas tous dans la rue, avec un slogan ; « faîtes l’amour, pas la guerre » ! Une partouze nationale, façon Woodstock ! Des anciens combattants, dans une décennie, il n’en restera plus guère ! On pourrait se mettre des masques de vieux et défiler avec fanfare comme le carnaval ! Bref ! Laissons l’avenir de la commémoration aux mains des élus, pour qu’ils continuent de touiller la ratatouille…



2.SUR LE PARVIS, DU PALAIS DE JUSTICE./3.MARCHE AUX FLEURS, COURS SALAYA.

Une belle journée ! Je suis en repos. J’en profite pour visiter la vieille ville. Visiter les caves à vins et les galeries d’art qui pullulent dans le quartier. L’art pour me situer un peu de ce que je fais, voir aussi le domaine, et le niveau de recherche des artistes contemporains. Les prix pratiqués. Les caves, s’est pour me dégoter quelques bouteilles pour ma consommation personnelle. A prix raisonnables bien sûr, mais un peu plus chers que d’ordinaire, du Bourgogne, ça va de soit, pour moi !

De fil en aiguille je me suis retrouvé sur cette jolie place, avec l’église, une fontaine et le palais de justice. A cette heure les gens prennent place, sur le parvis, assis, comme sur des gradins d’une arène. Juste en dessous de l’épitaphe frontal du bâtiment : « LIBERTE ÉGALITÉ FRATERNITÉ ». Devise française qui s’effrite au fil du temps, mais que voulez-vous ! En bas il reste encore des pavés en pierre, éclairés par de anciens lampadaires en fonte moulée, et numérotée, disposés en distance égale délimitant, une cour intérieure de la place. C’est la partie vacante, les lampadaires délimitent aussi la limite des terrasses de bistrots et des cafés. Malgré la foule qui l’envahit, cette place dégage une paix et je me sentis bien. Je suis donc allé m’asseoir en haut du parvis, et contempler le va et vient, en dominant la place. J’ai sorti de mon sac mon petit carnet de notes et suis resté là à rêvasser. La place s’anime avec le soleil qui se dissipe derrière les façades. Le clocher marque de son glas 7 heures du soir. L’heure de l’apéro ! Bien que les autochtones en soient à leurs troisième pastis.

Un instant idyllique. La fontaine au loin égrène le temps de son sablier liquide, intarissable. Un groupe de brésiliens, je suppose, vienne s’installer dans la cour, avec les instruments, pour faire une démonstration de capoeira, je commande mon premier verre. Ensuite ils entamèrent avec une flûte de pan, une ocarina, et deux tambourins ; « El Condor passa ». Show must go on Freddy ! Une autre troupe vient s’installer sur la terrasse à coté, d’après leurs accoutrements, je dirai des péruviens ! Et puis il y eu des cracheurs de feu, des jongleurs, des danseurs, des guitaristes chanteurs. – A un vrai spectacle, j’ai eu droit ! Je me suis trouvé au bon moment, au bon endroit pour une fois !

Une impression que le temps, s’était arrêté, les heures se sont écoulées avec une tranquillité et une paix intérieur que je n’avais vécu depuis si longtemps. Peu à peu, les terrasses ont été remballées, les artistes se sont éclipsés dans des coulisses imaginaires, et ni le clocher, ni la fontaine ne m’ont prévenu de l’heure très avancée. J’ai raté le dernier bus au alentour de minuit quarante-cinq, cela ne fait rien j’ai une bonne grosse demi-heure de marche, j’ai tout mon temps.- Prolonger la nuit, c’est tellement bon après une journée si riche de tout et d’un presque rien ! Je me sens heu-reux ! Sur le parvis du palais de justice, inscrit sur le fronton de la façade : «Liberté, égalité, fraternité ». J’ai au moins goûté à la liberté et la fraternité ce soir. Pour ce qui est de l’égalité…C’est un plan national cul-de-jatte ! Et puis, il me vient cette chanson que je me suis mis à fredonner, encore du Thièfaine, je crois :

« La jambe de Rimbaud de retour à Marseille,

Comme un affreux cargo chargé d’étrons vermeils,

Dérive en immondice, à travers les égouts,

La beauté s’est assise, un soir sur ses genoux !

Horreur, horror Arthur et tu l’as injurié

Horreur, horror Arthur, tu l’as trouvé ; amère…, la beauté ! »

Il y a-t-il une connexion, Bip ! Bip ! Bip ! –Tant pis !

 

3.MARCHE AUX FLEURS, COURS SALAYA.La ballade hebdomadaire du jour de repos, bon pour la santé du corps et de l’esprit, amen ! Aujourd’hui ça tombe un jeudi. C’est le jour des brocanteurs, sur le « marché aux fleurs », cours Salaya. Je travaille à deux pas pour ne pas dire en plein dedans, au «  Le Long Cours », mais je n’ai pu encore flâner à ma guise d’étale en étale. Me mêler à la foule, me fondre dans les effluves divers des fleurs, des maraîchers, des épices, dans cette ambiance « du sud de la France », faire mes petits achats. J’ai fais mon petit budget. Ça me rappelle mon père, quand nous étions mômes, avec les frangines. Avant de partir de la maison papa savait déjà ou presque la dépense globale qu’il allait effectuer ce jour là, avec femme et enfants. Lui aussi c’est une déformation professionnelle. Mais lui préférait le terme d’économe et maman radin ! Or ce sont leurs histoires ! Maintenant que les enfants sont grands, il y fait un peu moins attention, donc c’était pour une bonne cause, allons-nous dire ! Ce n’est qu’une parenthèse !

Programme donc ; y faire le marché d’un bout à l’autre en commençant par la partie des fleuristes.

Que dire, j’y suis ! Je sens « la Provence de Pagnol », j’aspire un grand coup avant de m’engouffrer entre la foule et les étalages Le parfum dominant est l’oranger. Les fleuristes s’affairent aux compositions florales. Du simple bouquet, aux compositions plus complexes, de l’art floral ! Le mariage des boutons, des déjà éclos, des couleurs et des feuillages nuancés de verts, puis la touche finale avec le brin de asparagus. Les fleurs coupées ne sont pas ma tasse de thé. Je préfère les plantes dites vertes. Dans un coin de ma tête, il y a une envie de faire l’acquisition d’un petit olivier, ou d’un cep de vigne pour faire des bonzaï, que je refoule, car un jour il faudra partir ! Orangers, citronniers, palmiers, bougainvilliers, rosiers, défilent sous mes yeux, touchant, sentant tout en marchant et saluant leur prima propriétaire.

Sans m’apercevoir je me retrouve devant le stand d’un numismate, un collectionneur brocanteur. J’y fouillais dans le tas de pièces, feuilleter l’album de timbres, puis des pin’s, des badges, des jeux de cartes, « -oh un mille bornes ! », des anciennes photos et de vieux cadres rococos dorés et tout un bric à broc ! Des milliers d’histoires du passé, empilées, entassées, sur une planche recouverte d’un tissu, de deux mètres carrés ! Chaque objet, à son histoire propre, c’est magique et réel, c’est imaginable, intimidant, intime porte bonheur perdu, des amours, des regrets, du sang, et tant d’autres choses qui sont liées aux objets de notre vie, de nos vies ! Personnellement je crois au « Feng shui », tous objets ont leur magnétisme, leur énergie propre ou passée par contact d’une personne par exemple. Les pierres et les métaux sont des bons capteurs ! Le verre, le cristal, les plantes… Je ne sais pas ce que vous en pensez ! Moi, j’y crois !

Là il y a un espace de la largeur d’une camionnette, ce doit être pour les livraisons, le chargement, les déchargements liés à la vie du marché. Ensuite viennent les stands, des artisans, de l’artisanat au centre, à droites par aussi séparé par un passage, les primeurs, les fromagers, les épiciers, jusqu’au bouchers puis les poissonniers. A gauche les boutiques de souvenirs, les restaurants, cafés, glaciers… Tiens ! Il y a Loana à la terrasse des «  Ponchettes ». Bruel aussi sera là quelques jours plus tard !

J’ai fais le tour, je crois du cours Salaya. Je reviens sur mes pas parce que de ce côté- ci c’est Rue de la Paix, ou les Champs Elysée sur le Monopoly en ce qui concerne, les tarifs des taules. Pourquoi Bruel ou Loana boiraient un café à 2.50 ? –Alors qu’ils peuvent le payer dix ! Sur ce coup là, je suis une star de la pizza ! Et mon café je ne peux le payer que 2.50 ! L’inconvénient d’être l’acteur de sa vie, connu, seuls de sa propre famille et l’entourage. Je reviens donc sur mes pas, prés des fleuristes, où je vois l’enseigne au « Café des Fleurs ». Y verrai-je une Loana inconnue ? Au premier regard, rien. Sauf une petite blonde que je vis de dos, appuyée au comptoir.

-Je pris place, pour avoir la vue sur le marché et demandais à la criée un pastis bien frais ! Evidemment ce fut la petite blonde, la fleur du « Café des Fleurs », qui le servit. Certes ce n’est pas Loana, mais elle a de jolis yeux bleus, et un sourire ravissant qui laisse entrevoir les «dents du bonheur». Par la suite, j’avais pris l’habitude, de boire mon café avant d’aller bosser pour échanger quelques mots avec Cathy, ma fleur du cours Salaya !



4.VUE SUR L’AVENUE./5.COULEURS D’AILLEURS.

Lever matinale. J’ai pris rapidement un thé et préparé mon petit sac à dos. Papiers, stylo, mon petit carnet de voyage, le portable et me voici dehors et tout en marchant il y a la chanson de Fugain en option, que je fredonne :

-Faaaais comme l’oiseau !

Ça vit d’air pur, et d’eau fraîche un oiseau

Il n’y rien qui l’arrête, un oiseau….

Oui, ce matin je me sens libre comme un oiseau. Je dépasse l’arrêt du bus sans m’en apercevoir, allez, je vais y aller à pieds. La marche me fera un plus grand bien ! Une journée radieuse à faire péter les ailes des cigales ! La Tramontane venue des Alpes, souffle sa fraîcheur matinale. Je descends l’avenue Borriglione. Qui sait, qui c’est ? Un rital ? Peu m’importe, ni d’historique, ni relevé topographique aujourd’hui ! Je veux m’en mettre plein la tête, de rêves, de sons, de visages humains et dans le nez des odeurs, des parfums, des senteurs, pas Borriglione ! Et dans la gueule, quelques bonnes bières !

En fin de l’avenue, une place, un marché et d’autres directions. Bien moins pittoresque que le cours Salaya. Je dirais même plus populaire, plus prolétaire. – Moins touristique, et pourtant c’est le cœur de cette ville de Nice géographiquement ! Ici il n’y a ni artisanat, ni brocanteurs, ni le « marché de loisirs »! – A part quelques fleuristes.

J’avais prévu en partant de la maison mon couteau suisse. Je me mets à la recherche d’un beau melon, que j’irai déguster sur un des bancs que j’aperçois sur un terre-plein en retrait du marché. « -Les melons », ce n’est pas, ceux qui manquent dans ce quartier ! Je plaisante, mais c’est la vérité ! Je cherche un beau « Cavaillon », bien parfumé et juteux, pour mon petit déjeuner frugal. Des aïeux assis sur le banc voisin au mien, me regardèrent de leurs yeux bovins, trucider mon melon dans les règles de l’art ! J’étais dans mon rôle, le souvenir de mon grand- père Georges, me traversa l’esprit. Lui qui m’emmenait en ce genre de ballades, munit de son canif, à la découverte de la nature sur les sentiers de la Provence. C’est aussi en sa mémoire qu’aujourd’hui je me « paie » cette promenade.

Je reprends ma route après cette petite halte bucolique. Je me dirige vers la mer. Une enseigne « Au pain quotidien », attire mon regard. – Merci Seigneur !

Je passe sous le pont, traverse l’ancienne voie ferrée du tram, et me voilà sur le boulevard J. Médecin, un ancien maire de la ville. D’ailleurs c’est sa descendance qui est encore à la tête de Nice.

C’est déjà plus touristique, une autre forme d’animation. Une autre visage de la vie Niçoise. Ce n’est ni le bord de mer avec son faste, son luxe, ni Borriglione prolétaire, c’est le Nice de la tranche moyenne. Une « Betty Bopp » attira mon regard avec ses talons et son déhanchement à faire baver, avec la langue pendante, le loup de Tex Avery ! L’ours mal léché ne reste pas de glace non plus ! – Encore une que je n’attraperai jamais ! Le plus beau fruit de la création, sur «guibolles», me fait trembler les «pinceaux » ! – Dirait Georges.

Cette émotion visuelle m’a asséché la gorge. Ça tombe bien j’aperçois le « Au Grand Café de Lyon ». Je vais me désaltérer au courant d’une bonne bière, pour croquer les agnelles qui passent sur l’onde de l’avenue ! – Tableau et version moderne du « Le loup et l’agneau » de notre Lafontaine ! Je commandais donc ma bièrelouse, et sortit mon petit carnet de notes, pour les souvenirs futurs. La saison arrive à sa fin. Je vais devoir bientôt migrer ! Retrouver la grisaille de la région lyonnaise. Où un autre travail me permettra de prendre le billet du retour ; destination soleil ! –La Martinique que j’ai quitté voilà huit mois.

Les hauts parleurs pleurent « Angie », les Stones je crois ! Putain, ça me fout le blues ! Il ne manquait plus que ça ! Après Angie,-A-N-JI ! -La ballade des gens heureux ! –Lenormand ! Vue sur l’avenue, un adieu à la ville…

5.COULEURS D’AILLEURS.Le vert des champs, des prés, des vergers et des plaines, forme une mer de verdure aux sorties des villages, des patelins. Des touristes broutent dans les pâturages, costumés en vache. Les mouettes sont déguisées en héron aux abords des piscines aux eaux troubles. Il n’y a pas âmes qui vivent sur des kilomètres parfois. – Et ces touristes vont s’abreuver dans des bars, qu’ils appellent mare. Je peux vous garantir que je ne vais pas faire le Prévert, dans ces prés verts très longtemps. Je ne suis pas le pervers, des pères «  vert ». Je suis convaincu de ma préférence pour un océan de flotte sur fond azuré, que la mer de verdure sous un ciel gris!- Surtout que j’ai l’impression qu’en cette saison les arbres subissent une chimio, de groupe. Au bar «  Les platanes », le soir, au QG, on m’expliquât, que l’automne est précoce, cette année et que l’hiver sera rude d’après ses visages pâles répondant aux noms de Dédé, Gégé, Jacot, Totof, pour ne citer que quelques uns, mes plus proches. Je regarde autour de moi en frissonnant. Je vois un visage buriné et fermé et demandai à mon voisin, si c’était dû à la dureté du climat de ce pays ? – Non ! Lui c’est dû au climat des bars, me dit-il ! Ouf ! Je me sens un peu rassuré. Au bout d’une heure, je me suis réchauffé d’une bonne ambiance de comptoir, des bons potes de bistrot ! Si les français passent quatre heures devant leur poste de télé par jour, ici, ces quatre heures sont passées au bar ! Que voulez-vous il fait plus froid devant une télé que dans n’importe quel bar du coin. C’est la vérité si je mens Aziz ! Dehors une nuit à couper au couteau, tombe comme une guillotine, lavée par un crachin, des plus glacial. -Foutu pays !

Vingt heures, le PMU va fermer ses portes. Il est l’heure d’aller retrouver popote et bobonne. Le cou rentré dans les épaules, les mains dans les poches, le dos voûté. Je ne peux éviter de songer à mon lit glacé, que réchauffera la veuve « Cinq doigts », avant de sombrer dans les bras de l’autre pédé de Morphée, qui morfle aussi sous ce climat ! Allez à demain !



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