19. HOROSCOPE.

Mon enveloppe charnelle est égaré, je le vois il tourne en rond, tel un animal sauvage qu’on vient de mettre en cage. -Tenez, il reprend le journal d’il y a deux jours. Le torchon il l’a déjà lu et relu et même entre les lignes, les interlignes. -Je vais regagner mon corps avant qu’il décide de faire une connerie. Il vaut mieux être là quand dans quelques secondes, il va arriver à la rubrique : Horoscope. Profession, blablabla, ok ! Amour, blablabla, ok ! Santé, blablabla, ah ! –il faut vous aérer !

Je crois que ça tombe bien cette histoire de s’aérer. Pour moi, le corps astral, je peux sortir comme je veux, mais lui le charnel, quand je ne suis pas là il est tout gris et en plus s’il ne voit pas le soleil, il est d’un gris pisseux, -qui aurait envi de rentrer dans un corps comme ça ! Bon je vous laisse, il faut que j’aille stimuler positivement le cerveau, m’enfin il n’y a pas grand-chose dans celui là, j’ai pris possession des trois quarts, ce qui lui donne un air rêveur. Vaut mieux un air rêveur que l’air d’un abruti, vu comment il est foutu le réceptacle, l’air intelligent ou l’air de croquer la vie à pleine dent, c’aurait été mal interprété, donc j’ai trouvé plus approprié l’air rêveur, n’est-ce pas ? –Regardez-le ! D’autant plus il faudrait qu’il s’en rende compte de la situation et, ce ne sera pas avant la saint- oint ou la saint glin-glin, comme on dit chez moi, là-bas !

-Ah te voilà, je t’attendais pour sortir ! J’ai besoin de prendre l’air, accroches- toi, je vais un peu m’enivrer, et je te demande comme j’ai pu lire récemment en allemand : Halt’ endlich deine grosse Klappe ! Je le traduirai pour le lecteur, si qu’il y en ait un ! Mais toi, je n’ai besoin de te le traduire, puisque tu te considères un esprit avec esprit et culture, bien que j’en connaisse des cultures qui donne à bouffer plus que tu pourrais en nourrir toi-même avec ta culture durant une vie millénaire ! Oh ! Monsieur n’a pas besoin de tout de toutes ces choses matérielles ! –Moi oui, car sinon je ne vois pas comment tu pourrais être là à me les casser ! Sans moi tu n’existes pas, et je te serais gré de ne pas l’oublier, -monsieur le philosophe ! J’ai besoin moi ; de boire, manger, déféquer, et faire la chosette ! Si de plus tu n’étais pas aussi trouillard, tu pourrais me prédire un peu l’avenir. Ce qui m’éviterais de me pencher sur ces prédictions charlatanesques d’astrologues BCBG, des magasines et des torchons à grand tirage. Au grattage n’en parle pas je suis aussi perdant !

Allons-y, une ballade le long de la mer, jusqu’au bistrot à la pointe Marin, nous fera le plus grand bien, à tous les deux !

Ainsi je me suis retrouvé après une demi-heure de promenade sur la terrasse, les pieds dans l’eau, sur la plage. L’endroit m’est familier, or le serveur ou la serveuse change ici chaque semaine. Le marché du travail se dégrade au contentement de ceux qui s’en foutent plein les poches ! Bref, je commande un perroquet, le gars croit que je lui demande un piaf ! –c’est un pastis avec un trait de menthe ! Lui, dis-je devant son hésitation. Les haut-parleurs diffusent de la salsa, et sur l’horizon se découpe le rocher du Diamant dans un effluve bleuté. Devant l’ennui qui m’asperge, tant de beauté devient alors un privilège. La carte postale, est là devant mes yeux, grandeur nature ! J’ai sortis mon bloc-notes, histoire de chasser l’ennui et faire une place à la poésie, ou bien même quelques projets ambitieux dans différents domaines de mes occupations.

-Hé Philo, t’es là ? Je dois te conforter dans tes déblatèrements lorsque j’ai le dos tourné, non ? Mate un peu ce paysage, ces milliers d’étoiles qui scintilles à la surface de la mer comme des briquets allumés dans un concert à Johnny ou Patrick Bruel ! Bien que je n’y sois jamais allé dans un leurs concerts.

-Encore quelques verres et t’en verras encore plus des étoiles et pas qu’en surface de l’eau ! Et tu te croiras dans un concert d’Adamo !

-Bouffon, t’es très spirituel aujourd’hui ! Dors, animal nocturne, avant que je me décide à vendre mon âme au diable pour me débarrasser de toi !

-Tu sais que tu n’assombriras nul ciel, en disparaissant, alors que je brillerai au firmament auprès de devins et peut-être bien de divins, car ton âme n’est pas encore totalement pourrie !

Ecoutes, lâches- moi un peu la grappe, que je profite de l’instant que me propose le divin ! J’ai écouté mon horoscope, et je prends l’air, -alors toi du vent ! Ami du soir bonsoir…



20. LES FRERES SIAMOIS.

Paradoxes, fictions ou rêves et vanités du paradis terrestre ? Je ne sais s’il faut aborder un si vaste sujet. Mais il est temps pour moi d’y voir un peu plus clair. A moins que ce ne soit le contraire après maintes réflexions.

J’en suis arrivé à me dire que les rêves et la réalité sont des frères siamois unis dans les vanités de ce paradis. J’entends rêves, tout d’abord tout ce qu’il y a de plus réalisable en cette vie, mais où il y a une partie de chance, un coup de main du destin pour la réalisation. Nous avons des exemples tous les jours. -Alors pourquoi pas moi ? C’est ce que pense la plupart des hommes et des femmes en cette planète. Le paradoxe, c’est parce qu’il est donné à tout le monde à présent de réaliser ses rêves, tout en sachant que c’est l’argent qui contribue, le loto, le tiercé, l’île de la tentation, le loft, ou star académie ou encore et le plus souvent, c’est aux femmes que cela arrive grâce à leurs atouts physiques, de décrocher le bon numéro ; le prince charmant, riche et beau. Sauf pour la charmante Carla, qui pour elle la beauté est secondaire, une parenthèse de jalousie peut-être ! La fiction est, je le dis encore c’est lorsqu’on est riche, mais vieux et malade, on peut encore se sortir la « belle au bois dormant ». Papi, attention à ton cœur, le viagra, va s’y avec modération ! La vanité, c’est de croire que lorsque cela nous arrive, nous sommes au nirvana du bonheur. Mais. Pourquoi s’en priver ? Hein !

Or ce qui est inaltérable dans tout ceci c’est le rêve. Rêver. N’est-ce pas la manne des pauvres ? Donc je suis très pauvre. Car en bien considérer, plus de cinquante pour cent de ma vie n’est que du rêve. « Ceux qui rêvent éveillés, ont conscience de milles choses, qu’échappent à ceux qui ne rêvent qu’éveillés ». Edgar Poe, si je me souviens. Je vous fais une confidence, les rêves éveillés sont à se taper le cul par terre, et c’est dommage que ce genre là n’arrive pas lorsque nous sommes endormis. C’est vrai ! –Rare sont les rêves où on est mort de rire, lorsqu’on le raconte à un proche ou à sa princesse en fadée qui boit son « ricoré », le matin. C’est toujours avec torpeur, que se déroulent la plupart de nos rêves nocturnes. Le dernier que j’ai fait par contre à demi éveillé, ce fut un rêve où j’étais dans les bras d’Angélina et au petit matin, je me suis réveillé avec à mes côtés Daphné ! C’est bien un rêve, demandez- leurs !

Mais alors qui me réclame le café en minaudant ? Ah oui, c’est… « La réalité ». Bien moins jolie, je l’avoue.

-Oui, chérie !

Le temps de pisser et mettre le soldat du garde-à- vous, au repos. Et aussi le café à faire couler. Définitivement, néanmoins pour les mois avenir, il faudrait virer, non pas daphné, ni Nicole, Ni Eva Gardner, mais les deux boîtes. La première c’est ma tête, la deuxième, elle s’appelle télé. Ce qui certainement me permettrait de rêver à autre chose. Et la réalité, c’est que je suis amoureux de ma « Réalité », qui me casse les valseuses, mais il faut voir le bon côté des choses. C’est ce que je fais. Pouvez me croire.

Voilà cette fin à la James Bond qui part en vrille. Je ne préfèrerai pas que ma douce connaisse le scénario. C’est au quotidien que l’on s’aperçoit que la réalité dépasse la fiction, le rêve, avec beaucoup de paradoxe et une grosse couche de vanité !

Alors que le progrès devrait nous bercer de plus en plus dans la certitude, qu’alors c’est l’inverse qui se passe. Les marchants de rêves fleurissent, proposant en de cocktails qui enivrent. Mirage de la réalité, en la virtualité, accepté comme réel, concept dont il faudra s’y faire. Le rêve à n’importe quel prix ?- Je n’en suis pas encore prêt. Encore trop attaché certainement aux affaires terrestres…Ce paradis demeure ici bas.



21.TERRE DES HOMMES.

Dieu, que ce monde est vaste. Peut-être que c’est la vie qui est trop courte ! Et si on ne peut tout visiter, il est des petits coins incontournables, Ushuaia, le Cap Horn, Tombouctou, Venise, Jérusalem, au Pérou etcetera, etcetera. Des noms qui ont bercé l’imaginaire avec la télévision, les livres, une simple photo, les aventures à la Jules Vernes ne peuvent laisser l’aventurier dans l’âme, indifférent.

Il est sûr qu’où j’irai le plus souvent, c’est aller « MEFAIREFOUTRE » ! En toute évidence c’est bien un coin que je commence à connaître par cœur.

-Oh peuchère ! (Si on peut l’orthographier ainsi) Soit il est couillon, soit il est fataliste, où bien trop pessimiste !

ON y est tous un peu des trois, n’est pas ? En fait tout va dépendre de la situation du problème. A savoir que le ciment ou le mortier de la réalisation, c’est soit même. Aux Antilles on dit souvent « si Dieu veut ». -Je me suis toujours demandé pourquoi Le Barbu ne voudrait point ! Maintenant j’ai compris. Ce n’est jamais que pour ne pas honorer leurs paroles. C’est comme leur Dorliss. –C’est une espèce de fantôme qui vient vous engrosser la nuit, sans que vous ne doutiez de rien. Evidemment cela se passe toujours quand le mari ou le concubin, n’est point là ! Alors coucher vous avec la culotte à l’envers et une paire de ciseaux sous l’oreiller. Si malgré ces précautions, vous êtes tout de même enceinte. C’est que vous êtes la Vierge Marie ! C’est le Saint-Esprit à ne pas en douter…Certes ce n’est qu’un contes, mais certains hommes à qui cela leur arrive, ils le croient. –Elle doit être un bon coup, ou sinon c’est un naïf, limite abruti ! Et elles, je peux vous garantir qu’elles sont à l’église le dimanche matin, à la messe dominicale, parées de leurs déguisements de messe. Déguisement, car bien entendu, elles ne se couchent pas ainsi lorsque le Dorliss passe dans leur couche. Bien que ce soit rare quand elles sont attifées de leurs habits du dimanche, qu’elles soient bandantes. Par ailleurs c’est bien sur le perron de cette église que tout se joue par la suite ! Le christianisme dans toute sa splendeur ! La boucle est bouclée.

Il n’empêche pour revenir à nos brebis, les peines, les échecs, j’en suis convaincu, ne sont que les manifestations jalouses d’un Dieu frustré ! Et pour ce qui concerne l’homme, sa connerie est souvent due à sa naissance. – Par exemple, on s’est demandé d’où vient la poule, de l’œuf où de la poule ? – Par contre nous nous sommes jamais demandé : -Pourquoi la poule est l’animal le plus con de la basse-cour ? J’apporte une réponse à la science, c’est parce que la poule vient d’un œuf ! Un microcosme est que son cerveau est aussi grand que l’espace dont elle dispose. Une forme d’hérédité spatiale. Donc chez l’homme c’est de même ! Un îléen sera toujours plus « arriéré », qu’un continental.

D’ailleurs aux Antilles, aux comportements, vous voyez un « Moun pays », celui qui a toujours vécu sur l’île et un Négropolitain ! -Pourquoi ? Pour la même raison que l’œuf. Mais je ne pense pas qu’un Césaire ou un Chamoiseau, puisse ainsi parler ouvertement de ces caractéristiques. Césaire, je crois a essayé ! –Avec son fameux « Négritude ». Ce qui me donne bonne conscience d’en parler, c’est que les artistes rencontrés, se disent citoyens du monde. Mais personne n’ouvrira sa gueule réellement : Il faut bien bouffer ! Je me boufferai une balle de fusil, mais soyez gentil, foutez une balle coulée en argent pour que je parte riche ! Car le plus important de tout, c’est de savoir. Si vous développiez une maladie grave, vous aimeriez le savoir, non ? Là c’est kif-kif bourricot !

-Racisme ? Dans ce cas, je prendrai, l’exemple, de l’enfant auquel, on cède tout. – Êtes-vous raciste envers votre enfant parce que vous le corrigez un jour ? Si je ne peux revendiquer une paternité, je peux du moins revendiquer une citoyenneté. Je sais c’est du style comme fut souvent, le long de ces récits plus ou moins autobiographique, or pour continuer à me rappeler et ça n’a pas beaucoup changé, que notre société, est en constante régression, d’ailleurs c’est la seule constance, -alors je crache mon venin !

Un homme qui vit durant vingt ans dans le même espace, je considère qu’il a le droit d’enculer la mouche qui passe dans cette espace. Alors que légalement, il y suffirait de vivre cinq ans sur ce même territoire pour obtenir une nationalité et le droit de vote– A moins que les mouches soient une espèce protégée ! Le coq à l’âne, vous connaissez ? –C’est aussi ce que j’appelle la relativité, dont j’ai déjà cité.

Je vous fais une confidence, mon voleur d’avocat, et c’est bien fait pour sa gueule, il est en prison. Il est tapi ! Non, celui là est déjà sortit. Mais humainement, il a été loin d’être un simple tapis. Merci Bernard ! Tu n’as donné une preuve qu’on était gouverné par des tares. Fallait encore avoir des couilles ! C’est presque un dernier hommage, à Coluche ! Merci encore pour les Français. Tu as défriché un peu la terre des hommes…Voilà tout de même que vingt ans, je m’y complais. Certes le soleil commence à me coûter cher ! Bilan, on paie l’eau, l’électricité, les impôts locaux l’air, et le soleil. Ce monde est presque parfait puisqu’on vous donne du pognon, lorsque vous tirez un coup, et que le fruit arrive au grand jour en braillant !

« Terre des Hommes » était aussi une organisation humanitaire, avec des hommes, des femmes, qui corps et âme se livrèrent à sauver à l’époque des enfants du Bangladesh. J’en suis un de cela. Heureusement, ces hommes, ces femmes sont bien plus efficaces dans leurs choix, dans leurs entreprises ; et volontaires, que ceux que nous élisons et qui finissent dans l’Histoire du pays.

Le procès de cinq Républiques malades, ne servira à rien. Le chauvinisme veille, lorsque le chauviniste s’assoupit. Et puis même si on a la merde jusqu’au cou, on l’avale pas encore ! Consolez-nous, en nous disant que ce n’est pas si terrible, comparés à Haïti, au Bangladesh, la Somalie et j’en passe…

Le syndrome du bon français est de gueuler ! Ce n’est pas ce que disent nos voisins ! Voilà c’est fait ! Je vais la boucler pour boucler ce chapitre.

Sur la Terre des hommes, malgré les inégalités de toutes sortes, malgré les différences en tous genres, malgré le mépris de certains envers leurs semblables, il est une chose où nous sommes tous égaux, non pas celui de penser, comme chante Florent Pagny, mais celui de rêver…

Au lointain le ciel s’assombrit, je suis là à rêver un peu, oublier les turpitudes des jours. Le soleil s’en va, et mademoiselle la Lune va entrer en scène. Un rideau de pluie opaque et cristallin, se forma au dessus du morne Larcher, pour que la reine de la nuit puisse changer de toilette. Qu’elle s’habille de sa tenue de scène nocturne dans sa loge céleste, plus brillante encore. Le grand orchestre des grenouilles, des grillons, et les derniers pépiements d’oiseaux répètent le concerto. Les alizés font les instruments à vent, soufflant le feuillage des cocotiers. Madinina se pare peu à peu de sa robe nuptiale, tandis que Monsieur Soleil se retire du regard de sa maîtresse la Lune, à reculons, après une dernière révérence.

Ayant disparu dans les profondeurs marines dans sa transhumance quotidienne. Le concerto pour grenouilles et grillons retentit de plus bel, sur fond bleu nuit, bercé par les alizés, le rideau se retire et apparaît miss Lune, dans sa splendeur, ronde, éclatante, illuminant les toits, les cimes des arbres, la surface de la mer étant transformée en piste aux étoiles, en patinoire que borde le flanc de la « *Femme couchée ».

Passager de ce monde toujours en mouvance, je suis parti vers l’ouest, pour arriver à l’est d’Eden qui me fut conté. Me voilà arrivé aux petites Antilles. Du soleil, du soleil, rien que du soleil…

Ceux à qui il en manque dans leur tête, dans leur cœur, au dessus de leur tête, j’aimerais leurs dire, qu’il faut extraire la joie de chaque particule de rayons qui leurs soit donné. –Facile à dire me diriez-vous, lorsqu’on sait qu’il y a des millions de gens qui essaient de survivre au moment même où j’écris ces lignes. J’en fais parti, de ces millions de gens !

La vie enfante de grands malheurs, de grandes souffrances, souvent dus à nos semblables. Or bénit soit Dieu, de pouvoir pu toujours me relever…

Loin de mes racines, mon Bangladesh natale, mon cœur recouvert d’un fin film de regret, l’espoir me pousse toujours plus en avant….

Quand tout se bouscule, tout bascule,

Maudissant les dieux factices.

Vers les cieux je lève mes bras, et j’hurle,

A qui veut entendre cette injustice !

 

Racines devenues tronc, laissant paraître ses blessures « écorcines »

Les peines et les chagrins se cicatriseront, en tant que telles.

–Médecine !

La Terre, l’air, l’eau et le feu en concertation avec le Créateur,

Eurent pitié, et tartinèrent mes moissons avec des leurres !

De mal en pis, les épis crevèrent ; je perdis ma patrie,

Et c’est vingt pieds sous terre, que la Mort me surprit…

Pardon pour toutes ces bizarreries, et à tous merci.



MÉMOIRES.

CHAPITRE III. « LA MÉMOIRE DES HOMMES, C’EST TROIS

 SECONDES AVANT LE TRÉPAS. »

INTRODUCTION :

La Vie, la Mort, l’Amour, la Sagesse, les futilités du Vivant…

Toutes ces questions que l’on se pose et qui resteront souvent sans réponse. En contres parties, se dévoilent nos faiblesse, nos forces, nos acceptations devant l’inexpliquée, certes une forme de fatalisme, de fictions proposées par notre esprit humain, tant que l’homme se veut rationnel, et, or des pensées parfois scabreuses, amusantes, de partis pris, malgré les inhérences, les inerties comportementalistes. En un mot : Vie !



1. LE SCARABÉE ET L’AMPOULE.

La soirée s’annonce paisible. La porte-fenêtre de la salle à manger est ouverte. Un doux soleil de la fin du jour éclaire la pièce. De l’air frais et floral humecte l’atmosphère. Il fait bon vivre, comme on dit.

Assis sur le tapis épais en laine, transformé en salon oriental avec de nombreux coussins éparpillés mettent un peu de couleurs dans cette partie de salon un peu austère. Je médite, attendant le dîner que prépare Milla à côté dans la cuisine dont l’odeur me parvient par intermittence selon les «rafalons », des caprices des vents du sud. Je n’ai pas vu le temps passer et l’obscurité m’a surpris. –Qu’est-ce que tu fiches dans le noir ?

Debout dans l’encadrement de la porte du fait du semi contre jour, la silhouette de Milla qui s’était écriée, enfin la voix de sa silhouette. Elle vînt pour m’annoncer que le dîner était prêt. Je me suis levé pour allumer le lustre rococo, or et faux cristal, suspendu presque au millimètre prés, au centre du plafond. Milla avait déjà rejoint sa cuisine et je mis la table.

Attiré par la lumière du lustre un scarabée ébloui, fit son apparition virevoltant en tous sens, tout en se cognant comme tout insecte autour d’un halo de lumière. Milla ne supportant aucun insecte, dégaina sa pantoufle que j’eus juste le temps d’arrêter dans son élan. –Ne l’écrase pas (m’écriai-je), c’est un petit scarabée ! Je venais de sauver de notre hôte « hélicoptérisé » et j’ajoutai à l’intention de Milla frissonnante, et devenue d’humeur belliqueuse : -Tu sais, le scarabée est le symbole de la sagesse en orient !

A son air, je vis qu’elle restât sceptique. Pour dissiper sa phobie, j’ai dû rajouter une couche. –Et puis, tu sais ? –Chez les bouddhistes, les hindous donc moi, et d’autres civilisations, aux croyances philosophiques, pensent que tout être vivant possède une âme, même l’infiniment petit, minuscule. Elle se radoucit ma Milla Adorée !

Nous pûmes passer à table. Mais l’insecte sacré, toujours attiré par la lumière s’en retourna tournoyer autour des petits abats-jour du lustre. – Aveuglé, attiré, après moult tentatives, de je ne sais quoi, sonné, il atterrit sur la table.

Ayant posé mes couverts, je le recueillis dans le creux de ma paume, tout en lui essayant d’expliquer que c’est un faux soleil. –Ce qui fit sourire Milla en douce. Puis retrouvant ses esprits le revoilà repartit vers l’objet de sa convoitise, l’ampoule.

Milla ayant suivi mes trépidations et celui de mon hôte, me signala que mon protégé, « tout plein de sagesse », allait se brûler les ailes et qu’il était temps d’y faire la lumière sur cette affaire. – Milla a beaucoup d’humour, n’est-ce pas ?

Je me levai et allai actionner l’interrupteur sur «off». Aussitôt retentit la voix de ma Douce qui venait de disjoncter car elle n’y voit plus rien ! La coupure de courte durée ne permit qu’un sursaut de vie à mon hôte, mais je n’en dirais pas autant pour moi, car Milla à ce moment commença à infuser de la colère, malgré sa beauté compréhensive et féminine. N’ayant pas trouvé un terrain d’entende entre plein de sagesse de mon insecte et pleine de grâce ma petite femme, en temps qu’ambassadeur des deux parties, je proposai de desservir et servir le dessert. Espérant un autre sursaut de vie pour ma bestiole que Milla regardait de plus en plus d’un sale œil.

Je servis le dessert. Durant lequel, nous le dégustions, Milla et moi, eûmes une discussion animée, voir allumée, avec des « avis et des baïonnettes », très partagés. Et durant ce temps le dieu Râ électrique, à vis ou à baïonnettes eut raison de nous. Un des six soleils péta un filament, et nous vîmes mon hôte foudroyé les six fers en l’air, atterrir, attablé sur la nappe. Ce qui déclancha un autre sourire de Milla et moi une certaine tristesse. Non pas parce que j’étais bon pour le remplacement de l’ampoule, mais je constatai sous le regard de Milla, cette fois médusée, que le confort de l’homme est destiné, tel Robespierre au déclin de ces êtres illusionnés par l’éclat d’un soleil électrique, et surtout lorsqu’il s’agit d’un VRP de la sagesse. –On ne change pas les destins !, me souffla tendrement Milla. Evidences et certitudes Lapalissiennes, eurent raisons de moi et de mon hôte.

Je pris délicatement mon mort foudroyé, et le jetai sur la pelouse qui se trouve sous notre balcon. L’appartement revînt au calme. Le dîner fut excellence dis-je à Milla, qui se trémoussa. Le compliment lui alla droit au cœur, mais il fut impossible de négocier la vaisselle qui m’attendait dans l’évier. Re-sourire coquin cette fois-ci de ma dulcinée, et qui se mit à fredonner cette vieille chanson de Perret :-Comment fait-on pour casser la vaisselle à maman…Voilà, voilà comment qu’on s’y prend !

-T’as rien de plus récent, lui dis-je tout en me dirigeant vers la corvée…



2. L’ICÔNE DU POÈTE.

La « grosse lanterne » jette son dernier halo à travers les nuages bas. Flamboyance d’un coucher de soleil tropical. En moins d’une demie heure les brumes du soir transformeront en ombres chinoises les bouquets de cocotiers fiers aux flancs des mornes, et le ciel se couvrira de millions d’étoiles autour de la Croix du Sud.

L’alizé effleure la surface de la mer Caraïbe, qui caressée apporte la fraîcheur marine et saline. La symphonie des grenouilles berce le silence. C’est l’heure du ti punch sur les terrasses des « lolos », aux claquements des dominos. Sport traditionnel, comme le gommier, ou la yole, le «  serbi » aussi, un jeu de dés. Voilà une carte postale, non postale! Il faut y être.

J’y étais dans cette carte, avec toi. Souvenir.

« Nous étions assis sur le sable encore tiède, côte à côte, ta tête sur mon épaule. Nos mains se trouvèrent, nos doigts s’entrelacèrent. Bien être des amoureux seuls au monde au bout du monde. Emotion. Nos lèvres susurrèrent une prose amoureuse, poétique. Promesses. Ton parfum ; la mer, mon cœur qui bat. La chaleur de ton souffle dans mon cou, tes mots. Ton cœur qui bat. Chamade. Nous. Pour toujours. Soir. Sincérité. Musique sortie de l’âme. Beauté. Libre et prisonnier. Des chaînes éternelles encrées au bastion pur de notre intimité réciproque. Puis nos lèvres se sont mêlées. Sève, suc sucré, désir. Sable. Roulé. Corps. Etreintes et il y a eu … Demain. »

Je me souviens. Carte postale non postale du vague à l’âme et des amours de vacances sans lendemain qui tel Icare s’en va brûler ses ailes au soleil des fins d’été. Je t’ai aimée pour de vrai…



3.FEMME FATALE.

Fatale d’un point de vue ésotérique, au sens propre néanmoins.

De plus, personne n’a pu jusqu’à ce jour dire si elle est bien foutue ou non. D’après ce que l’on sait, elle est vêtue d’une longue robe noire, ou couleur terre de sienne, parfois en lambeaux, en bure, comme les moines, ou les adeptes du KKK. Elle porte aussi un masque à tête de mort, parfois même elle représente un squelette vivant et habillé de cette même robe. J’avoue ne pas y trouver rien de sexy ou au sens figuré, fatale. Telle une veuve d’untel, ou certainement d’un paysan, puisqu’elle se ballade semblerait-il avec une longue faucille ! -Bizarre la donzelle !

Ce qu’on sait nous les gosses de la Terre, c’est que les adultes disent qu’elle est fatale. Non pas comme les bombes sexuelles à la télévision, au cinéma ! Y a rien à voir avec Dorothée, bien que Dorothée soit fatale pour le côté intellectuel et culturel, soit dit en passant. Qu’il faut vivre loin d’elle. Que de toutes manières, par contre si elle nous appelle, comme la maîtresse à l’école, avec nom et prénom, nous risquons fort de ne plus voir ceux que nous aimons, nos parents. –C’est une enleveuse d’enfants pas sages, a dit la mère à Fanfan !

Et la mienne a dit qu’il fallait faire attention à plein de trucs, en plus de la femme fatale. Mais ma mère est une grande inquiète a dit mon père. Elle est comme ça !

Et puis j’ai entendu cette autre histoire, dans ma tête bien sûr. Or cela aurait pu être une information bien formelle. Je vous conte :

 

NALE. (jour)

(Je m’appelle Nale (prononcer en anglican) Degrandjour. Dans l’autre sens, patronyme, ensuite prénom, furent la risée durant toutes mes études. Même actuellement. Parfois on m’appelle carrément par le nom d’un journal. Par exemple : Paris match, Hey ! L’Express, ou bien Oh, le Nouvel Obs. Enfin j’ai vingt ans, j’aime la vie, les sorties, les copains les filles et tout le reste comme les jeunes de mon âge et milieu. C’est important le milieu, surtout avec les temps qui courent…

Ce soir je vais fais une virée dans un rêve partie. Je vais m’éclater, je crois…

13 h. 13- Hôpital Bidemor. Nale se réveille trois jour plus tard après un coma clinique, il peut à peine parler, mais il raconte : Un tube, au bout duquel une porte circulaire, irradiée de lumière hyper blanche, comme dix milles soleils, je me suis senti happé tel un insecte nocturne par une hélice, et puis le néant dans les profondeurs sans fin duquel, une voix m’appelait. Une voix de femme. Oui ! C’est bien cela ! Après je ne sais plus. Quelques larmes perlèrent de ses yeux, et il se sentit las. Il avait envi de dormir, dormir, presque pour ne plus se réveiller…

 

Un cliché, qui ne demeurerait qu’un cliché si nous n’avions pas une vie à vivre, et à vingt ans. Méfions-nous de la femme fatale !

Si la mort est à prendre avec des pincettes, néanmoins elle peut être prise par d’innombrables angles de vues différentes. Ainsi comme des témoignages j’ai ajouté un titre nominatif. Voici le prochain :



INDIRA.

L’Au-delà, ne commencerait-il pas ici bas ? –j’entends souvent dire « partir c’est mourir un peu », « sur Terre rien n’est éternel », « quand, je serai au paradis », « il mérite de brûler en enfer », et certainement tant d’autres. Toutes ces citations, expressions, ont une connotation, un rapport avec notre femme fatale, n’est-ce pas ? Si je fais le type ou la « meuf », qui ne conçoit pas la mort, ce qui donne ceci : « partir c’est se casser, se barrer », toute la poésie de « partir c’est mourir un peu » s’est envolé et on a quelque chose de très terre à terre, « sur Terre tout est perpétuel, éternel », on aimerait bien ! « Quand je me retrouverai dans les bras de mon mari mort », il y a des fortes chances, pour qu’on vous enferme dans un asile de fous, « il mérite la prison à perpette », c’est ce qui serait le plus vraisemblable avec le mérite de brûler en enfer !

Consciemment ou inconsciemment, dû en grande partie à notre religion, notre croyance, peut-être même culturellement, nous attendons l’heure fatidique, malgré notre envie d’éternité, dès que nous commençons à avoir la notion de la mort. Avec une froideur reptilienne, figée mais aussi constrictor qui emportera les lambeaux de nos vie, déjà étouffées.

-Peut-on vivre réellement en bonne santé spirituelle, parmi des malades ?

-Peut-on vivre normalement parmi des vivants morts ?

Et pourtant nous le faisons chaque instant, chaque seconde de notre existence, parfois la mort dans l’âme !

 

Moi.S’élève au loin le bruit métallique des armes et des sabots

Une armée de créatures bicéphales passe, chevauchant les ténèbres au galop

La terre tremble, le ciel déchire ses oripeaux,

C’est le passage apocalyptique de la Grande Faux.

Femme fatale, vous ai-je dis, est sa vocation !

Derrière elle, jonchent cadavres et lamentations,

De ceux restés vivants. Les autres le trépas les délivrant…

Or dans ce tableau, la Main de Dieu est l’exécutant !

Femme fatale, fatalement emporta mes aimants,

Piètre survivant, accroché à la vie, amant,

Mon corps, mon cœur vacille,

En attendant la Faucille.

Digne retrouvaille ce sera, des miens,

Dans les bras, au sein du firmament…

Là, viendra-t-elle encore nous faucher,

Sous la main divine de l’éternité ?

 

Dans ce cercle de cet univers infini, alors, amis, amants, et ceux chéris,

L’Ombre de Dieu, une femme fatale, nous ramènera à la vie !

En ai-je fais le tour, de cette femme fatale ? –Certes non ! Mais la sagesse dit : Qui respecte la Vie, respecte la Mort. C’est pour cette raison que j’ai supprimé le dernier angle de vue qui relatait un couple ayant perdu une enfant de cinq ans. Il est impossible d’être respectueux et flatter la mort dans une telle circonstance. Puis la colère et le chagrin n’aident à aucune objectivité rationnelle. La seule chose rationnelle à ce moment là, et c’est mon avis : La vie et mort sont les deux même salopes !



4. LA NEUVIÈME PORTE.

O Maîtresse charnelle et éternelle

Tu m’accueilleras un jour en ton hôtel,

Epuisé, las en ma fin de vie

Entre tes seins, je me trouverai, blotti.

Nous danserons la valse des amants…

Dans ce dancing, feutré du néant.

Nous aurons pour compagnie, des vers et l’éther

En un lieu, six pieds sous terre,

Où toute chose est ténébreuse,

Règne d’une éternité enfin, heureuse.

Lui, mon âme aura mis les voiles,

Je ne sais pour quelle galaxie, ou étoile.

Accroché à une chevelure de lumière,

Elle errera vers une céleste chimère.

Se seront écoulés, mille milles ans et des hivers,

Le voici revenir de par la mer.

Mon âme, maintenant son cap, tirant des bords,

Encore quelques miles, se dit-il, mille sabords !

Emu, s’étranglant, s’écriant mère ! Terre !

En ce port où attend sa mère.

Tchao mi amor, ma maîtresse la Mort,

Je sais, après cette vie, tu reviendras encore…

Lorsque la neuvième porte se sera refermée,

Je serai à Toi pour l’éternité.

Certaines croyances hindouistes, pensent que nous avons neuf vies, comme on dit que les chats en ont sept. C’est la raison de mon inspiration pour je ne sais comment on appelle ce genre de pamphlet.



5. LA FIN DU TUBE.

Je m’appelais X ou Y. Au passé, oui ! Car à présent je suis une âme.

-J’étais un surfer, un surfer de la vie, une « start up »des médias, des grandes vagues ; de la mode, du business. Depuis un certain temps ; fini les galères, que des tubes ! Le grand bleu, avec des raies menta roses ! Jusqu’à celle qui m’a emporté, à vingt-cinq ans ! Attiré par les profondeurs abyssales de l’argent facile, la drogue, les filles. La narcose des sommets. Les sommets de la réussite sociale ! Il y a deux groupes d’âme ici. Ceux qui ont choisi, et ceux qui n’ont pas choisi ! Une chose en commun, la fin du tube…

-Désolé ! -Excusez-moi, mes proches, mes amis, mes fans ! -Et puis non ! Je ne vais rien vous dire au nom de tous, je vous ai aimé. Parce que malgré que je fusse adulé par vous de mon vivant, dans ma souffrance intérieure, je n’ai trouvé personne à qui me confier et j’ai fini par me dévisser. Je préfère à présent croire que Dieu avait d’autres ambitions pour moi ici au ciel. Je brille malgré moi, et continue de rayonner dans vos cœurs. –Moi Romy, il y a un peu plus longtemps, actrice comédienne, moi, Bernard Loiseau, chef cuisinier étoilé, , moi, Edith L. ; une diva. C’est mon groupe, le premier et le second c’est eux : Coluche humoriste ; homme de cœur, Diana, princesse, Balavoine ; chanteur. -Et toi Karen M., la sublime, qui a voulut rejoindre le club !

Et il y a moi l’auteur, je repense à cette chanson de Brel : -Adieu l’Emile….Je t’aimais bien… (bis) –Tu sais !

Ce que je puis dire en vérité, c’est que ces dernières semaines, la Sainte Trinité, nous prive de vos talents. Vu la daube politique que nous fait le nouveau président, il pourrait peut-être aller «kärchériser », là-haut !

Que notre président soit dans la panade, ça, je peux encore le comprendre. Mais que Dieu le Créateur, fasse autant d’ombre sur sa création, c’est assez déprimant faut l’avouer ! Je me disais que en ce qui concerne Dieu, ce serait le style de phrase que mon cerveau concocte, c’est : « Nul Créateur ne peut admettre Ombre sur son œuvre. » A part bien sûr les artistes peintres.

Et puis qu’est ce qu’on peut dire à nos enfants ? –Aimez la vie coûte que coûte ! –Oui ?

C’est assez simplet, mais que pouvons-nous dire d’autres, puisque que nous n’avons aucune donnée sur nos destins. -Triste non ? Pourquoi faut-il aussi que nos vies aient un sens commun et n’est-ce pas pour atteindre ce sens commun que nous vivons, que nous survivons, que nous luttons au quotidien ? Au pire des cas qu’avons-nous à faire d’une éternité donc on connaît strictement rien ! -Et je comprends qu’on puisse passer l’arme à gauche !

Les aigles. Craignez les aigles, ceux qui nous font de l’ombre lorsqu’ils déploient leurs ailes, et laissez les vautours paître, ils ne font que nous débarrasser des cadavres, des charognes. Attendez la fin du film, la fin du tube. Car chier sur un bureau Elyséen n’y changerait pas grand-chose, et SOS amitié ne peut pas faire grand-chose non plus. Une balle et demandez au Créateur de recommencer à zéro, je crois que c’est qu’il y a de meilleur pour la dignité humaine. Selon cas X, ou Y. Or les écarts des cas se réduisent au fil du temps…



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